Emploi au Luxembourg – Le télétravail désormais mieux encadré
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Emploi au LuxembourgLe télétravail désormais mieux encadré

LUXEMBOURG - Les syndicats et le patronat ont annoncé ce mardi la signature d’une convention sur le télétravail, afin de l’adapter aux défis actuels.

La dernière convention sur le télétravail datait de 2006.

La dernière convention sur le télétravail datait de 2006.

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Très en vogue depuis le début de la crise sanitaire, le télétravail fait l’objet d’une nouvelle convention, dont la signature a été annoncée ce mardi par l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) et les syndicats OGBL et LCGB. La convention a pour but de fixer un cadre global au télétravail, sans se focaliser sur la crise actuelle. «Il fallait actualiser la précédente convention, qui date de 2006. Elle n’était donc pas adaptée aux technologies actuelles», note Christophe Knebeler, secrétaire général adjoint du LCGB. «La convention modernise les voies disponibles pour introduire le télétravail», affirme de son côté l’UEL, dans un communiqué.

Le nouveau texte fixe deux sortes de télétravail: occasionnel et régulier. Le premier a été pensé pour faire face aux imprévus, un simple mail ou SMS suffit pour valider les jours de télétravail. Il ne peut dépasser 10% du temps de travail. Le second, validé par un accord écrit individuel ou collectif, est prévu pour les cas plus fréquents. Aucun seuil en termes de jour n’a été fixé. «De manière générale, une flexibilité a été laissée aux entreprises, la situation étant différente pour chacune d’elles», reprend Christophe Knebeler.

Dans cet esprit, il est indiqué que pour le télétravail régulier, l’employeur est tenu de fournir le matériel nécessaire. Mais celui-ci est défini au niveau de l’entreprise. Le texte stipule aussi que le travail depuis le domicile doit faire l’objet d’un double volontariat, pour ne pas être imposé par l’une des parties. Le rôle de la délégation du personnel a été renforcé, laissant davantage de place à la négociation. L’UEL insiste de son côté sur l’importance de la non-discrimination entre les salariés au bureau et ceux à la maison. «Reste le problème du télétravail des frontaliers, limité par des conventions fiscales, sur lesquelles les partenaires sociaux n’ont pas la main. C’est au gouvernement de négocier avec les pays voisins», conclut Christophe Knebeler.

(jg/L'essentiel)

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