Luxembourg – Le télétravail, une solution pour les non-vaccinés?

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LuxembourgLe télétravail, une solution pour les non-vaccinés?

LUXEMBOURG - L'Aleba propose le télétravail pour les personnes qui ne peuvent présenter un CovidCheck valide. Mais cette solution se heurte à d'autres difficultés.

Beaucoup d'entreprises du secteur financier ont encore recours au télétravail.

Beaucoup d'entreprises du secteur financier ont encore recours au télétravail.

Quelles solutions pour les personnes qui refusent de se faire vacciner et qui devront bientôt présenter chaque jour un test négatif pour se rendre au bureau? Suite à la décision du gouvernement luxembourgeois d'appliquer un système «3G» (vacciné, guéri ou testé) partout dans le monde du travail, employeurs et salariés font face à un défi d'envergure.

Alors que les négociations entre partenaires sociaux et autorités gouvernementales se poursuivent, l'Aleba esquisse une première idée: «Une solution alternative de télétravail devra être proposée au salarié qui ne peut fournir un CovidCheck valide», écrit le premier syndicat du secteur financier, dans un communiqué transmis jeudi. Imparable sur le plan pratique, cette proposition se heurte toutefois à des difficultés. La première tient à la question du traitement égalitaire des salariés. Comment expliquer aux travailleurs vaccinés qu'ils devront se rendre au bureau tandis que leurs collègues qui refusent le vaccin bénéficieront d'aménagements?

«Les tests à la charge de l'employeur?»

«S'ils ne sont pas prolongés, tous les salariés frontaliers seront forcés de revenir au bureau. On espère une évolution, sinon il va y avoir des problèmes». Face à la reprise épidémique importante, Jean-Jacques Rieff note qu'un afflux de travailleurs s'accompagnera mécaniquement d'une présence accrue de personnes non vaccinées sur le lieu de travail. «C'est pourquoi nous soutenons au moins deux jours de télétravail pour tous». L'idée? Limiter les contaminations mais également «réduire la frustration des problèmes de transport, réduire l’empreinte carbone et s'adapter aux
nouveaux usages digitaux», écrit l'Aleba.

«De nombreux salariés ont télétravaillé pendant pratiquement deux ans et ainsi permis le fonctionnement des entreprises du pays. L’efficacité et la flexibilité du télétravail ne sont plus à démontrer», martèle le syndicat.

Mais que feront les entreprises si le télétravail n'est pas favorisé pour les non-vaccinés? «Les sociétés pourraient par exemple faire venir un professionnel de santé pour tester chaque jour les personnes concernées. Le tout à la charge de l'employeur. Mieux vaut cela que de menacer la paix sociale dans l'entreprise», conclut M. Rieff.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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