Bande dessinée – Le tome 5 d'«Airborne 44» commence à Eschweiler
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Bande dessinéeLe tome 5 d'«Airborne 44» commence à Eschweiler

Consacré par les lecteurs, Philippe Jarbinet revient avec un troisième diptyque d'«Airborne 44», dont le

premier volume s'appelle «S’il faut survivre».

«S'il faut survivre», tome 5 d'«Airborne 44», est un album qui démarre dans la commune luxembourgeoise d'Eschweiler, là où les Américains se retrouvent en mauvaise posture face à la contre-offensive de l'Allemagne nazie. Tous les avions disponibles sont alors requis pour aller sur place soutenir les troupes alliées.

Y compris les appareils civils de l’Air Transport Auxiliary, une organisation britannique qui a pour particularité d’intégrer des pilotes féminins. C’est l’une de ces opérations de convoyage entre l’Angleterre et la Belgique qu’assure la jeune Tessa, pilote américaine émérite.

Mais à la suite d’un duel aérien, elle doit atterrir d’urgence en forêt, juste derrière les lignes allemandes. Tout près de Bastogne. Pour la récupérer, il faut parachuter un commando de secours formé de Sebastian Leder et Tom De Witt. Ils connaissent Tessa depuis leurs jeunes années, en Amérique.

«Je voulais continuer à parler de la bataille des Ardennes mais aussi évoquer la crise économique des années 30. J'ai mis du temps à écrire cette histoire qui se trame entre les États-Unis et les Ardennes», dit Philippe Jarbinet, scénariste et dessinateur de la série «Airborne 44». Car au milieu des avions qu'il aime par-dessus tout dessiner, et parmi les combats, il y a des hommes et des femmes dont les destins basculent en ces temps de guerre.

«Ce qui compte le plus pour moi, c'est de rester à hauteur d'homme. Toutes les nécessités de mes histoires sont liées aux personnages qui les animent», dit-il

Professeur à la Spa Académie, il y enseigne les soirs le dessin, l'aquarelle, la bande dessinée, le scénario. Et la journée, il dessine. «Quatre jours pour une page parce que je suis un artisan qui veille à tous les détails, même si je suis rarement satisfait de mon travail quand il est terminé».

Avec les deux premiers diptyques d'«Airborne 44», Philippe Jarbinet a rencontré un succès incroyable et inattendu. «Personne ne s'y attendait, ni Casterman ni moi. Raison de plus pour ne pas céder à la facilité en tirant sur la corde». Au travail sur le tome 6, il avoue en baver. «Mais je veux être fier de ce que je fais».

Denis Berche

«Airborne 44 T. 5 - S'il faut survivre». Jarbinet. Casterman.

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