Au Luxembourg – Le tourisme tente de se remettre de la crise

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Au LuxembourgLe tourisme tente de se remettre de la crise

LUXEMBOURG – Après avoir accusé le coup, les infrastructures de tourisme veulent se relancer, notamment avec les bons d’achat, déjà utilisés par 34 000 personnes.

2020-09-01 Remerschen Baggerweiren, visite X. Bettel et L. Delles

2020-09-01 Remerschen Baggerweiren, visite X. Bettel et L. Delles

Après un printemps catastrophique, du fait du confinement, les infrastructures de tourisme ont essayé de limiter les dégâts cet été. Lex Delles (DP), ministre du Tourisme, a évoqué mardi un taux d’occupation de «38% dans l’hôtellerie en juillet». Il attend un chiffre équivalent en août, mais il souligne des disparités: «En ville, le tourisme professionnel n’a pas repris, alors que dans les régions, la demande est plus forte». L’activité «a repris après deux mois et demi à quasiment zéro», note Désirée Albert, patronne du restaurant L’écluse à Stadtbredimus. Elle s’attend à un chiffre d’affaires «en baisse de 25% sur l’année».

Lex Delles et Xavier Bettel ont vanté le système des bons d’achat offerts par le gouvernement. «Il y en a déjà eu 34 000 d'utilisés, cette politique fonctionne», reprend Lex Delles. Cela fait «près de 700 par jour, avec des pics à 1 600 certains jours de week-end». Le but est, selon lui, de soutenir les professionnels mais aussi de «montrer que le Luxembourg a beaucoup à offrir en termes de tourisme».

«Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour être dépaysé»

Les deux ministres se sont rendus au Carpodrome, un site aménagé cette année au Baggerweier de Remerschen. Les touristes peuvent pêcher autour d’un étang, près des stands de boissons et de nourriture. Mardi, c’était Xavier Bettel en personne qui distribuait les croissants, après avoir discuté de pêche avec un enfant affairé au bord de l’eau. «Le tourisme de loisir est important, surtout ici où il y a un projet social derrière», déclare le chef du gouvernement. Une quinzaine de salariés sont en effet des travailleurs handicapés, encadrés par trois autres personnes, explique Ramon Hemmer, directeur de l’ASBL Erlierfnis Baggerweier.

«Il n’y a pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour être dépaysé», a encore dit Xavier Bettel. Les touristes venaient souvent pour la journée à Remerschen. «Il s’agissait beaucoup de résidents qui voulaient découvrir le pays», a noté Nathalie Besch, coordinatrice à l’office de tourisme de la Moselle luxembourgeoise. Pour développer le tourisme en cette année particulière, elle explique avoir «renouvelé les campagnes toutes les deux ou trois semaines sur les médias sociaux». «Ce qui a intéressé les gens, c’était les activités en plein air, comme le vélo et la randonnée», conclut-elle.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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