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DrogueLe trafic pourrait s'intensifier avec le virus selon l'ONU

La pandémie de nouveau coronavirus va exacerber les risques liés au commerce de drogues, prédit l'agence des Nations unies.

L'agence onusienne craint que les gouvernements revoient à la baisse leurs budgets dédiés à la lutte internationale contre le trafic de drogue.

L'agence onusienne craint que les gouvernements revoient à la baisse leurs budgets dédiés à la lutte internationale contre le trafic de drogue.

AFP/Martin Bureau/Illustration

Dans son rapport annuel sur les drogues, l'agence des Nations unies contre la drogue et le crime compare l'impact de l'épidémie mondiale sur le marché des stupéfiants, à celui de la crise financière de 2008.

L'augmentation du chômage et le manque d'opportunités économiques pourraient pousser «les pauvres et les défavorisés à se tourner vers des activités illicites liées à la drogue - qu'il s'agisse de sa production ou de son transport», écrit l'agence.

Appel à la solidarité

«La crise du Covid-19 et le ralentissement économique menacent d'aggraver encore les dangers de la drogue, alors que nos systèmes de santé et sociaux sont au bord du gouffre et que nos sociétés peinent à y faire face», estime la directrice exécutive de l'ONUDC, Ghada Waly.

L'agence onusienne craint que les gouvernements revoient à la baisse leurs budgets dédiés à la prévention et aux soins des consommateurs mais aussi au financement de la lutte internationale contre le trafic de drogue. L'agence exhorte les États à «faire preuve d'une plus grande solidarité et à soutenir en particulier les pays en développement, pour lutter contre le trafic» et prendre en charge les pathologies liées à la drogue.

Hausse des prix

Les fermetures de frontières et les autres restrictions entraînées par la gestion de la pandémie ont déjà provoqué une pénurie sur le marché de la drogue, provoquant une hausse des prix et une réduction de la pureté des substances, note le rapport.

Les trafiquants semblent dépendre davantage des routes maritimes, notamment pour l'expédition de la cocaïne de l'Amérique du Sud vers l'Europe. Le trafic en ligne via le darknet, qui offre aux utilisateurs un anonymat total, ainsi que les expéditions par voie postale, pourraient également augmenter.

Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte de hausse mondiale de la consommation de drogues, en particulier dans les pays en développement, selon le rapport qui analyse les données allant jusqu'au début de l'année 2019.

(L'essentiel/afp)

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