Futurs transports en commun – Le tram, future «épine dorsale» de la capitale

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Futurs transports en communLe tram, future «épine dorsale» de la capitale

LUXEMBOURG - Le ministère des Infrastructures a détaillé, mercredi, le détail du fonctionnement des transports en commun de Luxembourg-Ville, à l'horizon 2020.

Bien que la cadence de 5 minutes entre deux rames de tram avec possibilité d'augmenter à 3 minutes aux heures de pointe soit déjà connu, tout comme le calendrier des travaux ou la création de pôles d'échanges, le ministère des Infrastructures a apporté, ce mercredi, quelques détails supplémentaires sur la mise en place de ce que Claude Wiseler qualifie d'«épine dorsale» des futurs transports en commun de la capitale.

Bien que le constructeur du futur tram de Luxembourg-Ville n'ait pas encore été choisi, le ministère table sur des rames pouvant accueillir quelque 225 passagers en situation normale, «en tenant compte de la norme de sécurité et de confort retenue», et jusqu'à 250 aux heures de pointe. Soit un taux de remplissage équivalent à celui des trams en circulation actuellement, que ce soit en Allemagne ou en France. Des capacités qui devraient ainsi permettre le transport de quelque 5 400 à 9 000 voyageurs par heure entre la gare et le Kirchberg, contre 4 900 passagers à l'heure avec les 270 bus urbains actuels. Soit une amélioration de l'offre de transport variant de 10 à 54% par rapport au système actuel. À noter que le projet du gouvernement prévoit un taux moyen d'occupation de 50% des rames, afin de bénéficier de «réserves de capacités» en prévision de la future croissance de Luxembourg-Ville.

Conformément aux objectifs du programme MoDu, le ministère des Infrastructures prévoit également d'adapter le réseau de bus à la future ligne de tram. Ainsi, la réorganisation des transports passera par la création de plusieurs pôles d'échanges - certains prévus directement comme celui du Pont Rouge et d'autres prévus à l'horizon 2030, comme celui du Findel - reliés directement aux lignes RGTR qui ne desserviront plus la gare centrale ou le centre Hamilius et la mise en place de lignes de bus qui relient les différents pôles entre eux. Objectif: éviter les actuels points névralgiques de la capitale pour fluidifier le trafic d'ici 2020.

Ainsi, selon les prévisions du ministère, quelque 1 500 voyageurs devraient ainsi emprunter toutes les heures le futur pôle d'échanges du Pont Rouge et son P&R, future liaison entre le centre-ville et le plateau du Kirchberg. Des voyageurs qui devraient provenir pour un tiers du nord du pays et pour deux tiers du reste du pays, après avoir transité par la gare centrale et utilisé la navette entre les deux connexions. Les travaux du tram devraient ainsi débuter en 2014 pour s'achever en 2016, avec une mise en service en 2017. Le coût du projet reste estimé à 315,1 millions d'euros, pour la première phase des travaux et 568,1 millions d'euros pour la seconde phase, d'ici à 2030.

(Jmh/L'essentiel Online)

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