Visite à Washington – Le «Trump des tropiques» tout sourire aux USA

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Visite à WashingtonLe «Trump des tropiques» tout sourire aux USA

Le président brésilien Jair Bolsonaro a été accueilli à bras ouverts par son homologue américain Donald Trump, mardi, à Washington.

Le président brésilien et son homologue américain ont notamment parlé de Pelé.

Le président brésilien et son homologue américain ont notamment parlé de Pelé.

Le président américain Donald Trump a chaleureusement accueilli mardi, à la Maison-Blanche, son homologue brésilien Jair Bolsonaro, l'un de ses plus fervents admirateurs, louant la proximité sans précédent entre les deux pays. «Le Brésil et les États-Unis n'ont jamais été aussi proches», a lancé M. Trump depuis le Bureau ovale, saluant la campagne électorale menée par M. Bolsonaro, élu comme lui - à la surprise générale - sur un message de rupture.

«Nous avons de nombreuses valeurs communes, j'admire le président Trump», a de son côté déclaré le nouvel homme fort du Brésil. Devant les journalistes, les deux hommes ont échangé des maillots des équipes de football de leur pays: «Je me souviens encore de Pelé», a lancé M. Trump, louant les qualités de la Seleçao.

Au-delà d'une passion commune pour les tweets et d'un goût revendiqué pour la provocation, l'ancien magnat de l'immobilier et l'ex-parachutiste sont à l'unisson sur nombre de sujets: virulentes critiques du multilatéralisme, posture combative face à Pékin ou encore dénonciation de l'accord de Paris sur le climat. M. Bolsonaro, qui s'est vu décerner nombre de surnoms, dont celui de «Trump des tropiques», a lui-même alimenté pendant la campagne le parallèle avec l'occupant de la Maison-Blanche.

«Maduro, une marionnette»

Depuis son arrivée au pouvoir le 1er janvier, il a affiché un pro-américanisme très marqué qui tranche avec la tradition de la diplomatie brésilienne qui s'efforçait de se tenir à égale distance des grandes puissances. Les deux dirigeants, qui dénoncent inlassablement les dangers du socialisme sous toutes ses formes, devraient profiter de cette tribune pour accroître encore la pression sur le président vénézuélien Nicolas Maduro dont ils réclament avec force le départ depuis qu'ils ont reconnu l'opposant Juan Guaido comme président par intérim.

«Toutes les options sont sur la table», a une nouvelle fois affirmé M. Trump depuis le Bureau ovale, sans autres précisions. «Ce qui se passe au Venezuela est honteux». «Nous appelons les militaires vénézuéliens à mettre fin à leur soutien à Maduro, qui n'est rien d'autre qu'une marionnette», a déclaré le président américain aux côtés de son homologue brésilien Jair Bolsonaro, avant d'évoquer de possibles sanctions «beaucoup plus dures qui pourraient être imposées contre Caracas. En le recevant fin février à Brasilia, Jair Bolsonaro avait salué Juan Guaido comme son «frère», le qualifiant de symbole «d'espérance».

Le Brésil à l'OTAN?

Dans un entretien à la chaîne Fox News diffusé lundi soir, M. Bolsonaro a loué la pugnacité du président des États-Unis sur la question du mur en prenant comme contre-exemple la France où, a-t-il affirmé contre toute évidence, «les frontières sont ouvertes aux réfugiés sans le moindre filtre». «L'immense majorité des immigrants potentiels n'ont pas de bonnes intentions», a-t-il affirmé. «Ils ne souhaitent pas du bien aux Américains».

Le président américain Donald Trump a aussi évoqué mardi la possibilité que le Brésil devienne membre de l'OTAN. «J'ai l'intention d'accorder au Brésil le statut d'allié majeur non-membre de l'OTAN ou même, possiblement, qu'il devienne allié (membre) de l'OTAN», a déclaré M. Trump, en précisant que cela renforcerait beaucoup la sécurité et la coopération entre les deux pays.

(L'essentiel/afp)

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