Voyagez avec nous: Le Vietnam, un maelstrom aquatique

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Voyagez avec nousLe Vietnam, un maelstrom aquatique

HANOÏ – Le pays d’Asie est un enchantement de paysages gorgés d’eau et de villes débordantes de vie. Suivez nous.

par
Séverine Goffin et Jérôme Wiss

Séverine Goffin

De splendides paysages aquatiques entre les vastes étendues de rizières gorgées d’eau, les bambouseraies, les rochers karstiques émergeant des flots turquoise de la baie de Ha Long, ou de la plus confidentielle baie de Lan Ha, les marchés flottants du delta du Mékong, la forêt de mangroves de Can Gio, les cascades monumentales dévalant des flancs de montagne couverts de jungle… Le Vietnam vous happe comme un tourbillon.

Le «pays des enfants du dragon», sur la mer de Chine méridionale, adossé au Laos et au Cambodge, regorge de temples et de pagodes aux couleurs franches où l’on pourrait passer des heures sans pouvoir en recenser tout le luxe de détails. Sa population, tourmentée par les guerres contre les Français puis les Américains, est restée d’une extrême gentillesse et nature-peinture dans sa vie quotidienne.

En débarquant dans les grandes villes, Hanoï au nord et Ho-Chi-Minh (ou Saïgon) au sud, c’est la claque. On plonge dans des cités au trafic indescriptible, avec un flot continu de milliers de deux-roues, et où la pollution plastique, fléau du pays, est bien présente. Mais en se laissant entraîner, on découvre des cités où la vie est douce. Échoppes et petits stands pour déguster à des tarifs dérisoires des plats délicieux sont légion. À Hanoï, on bat le pavé dans des rues à l’architecture coloniale un peu délabrée. Saïgon la moderne s’organise autour de sa rivière éponyme. Au loin, les tours du centre d’affaires découpent le ciel. Mais ici aussi la vie s’organise autour des bouis-bouis aux plats délicieux.

Détente, plage et cocotiers

À Rach Viem, on peut déguster fruits de mer et poissons du jour.
Séverine Goffin

Pour se prélasser à la plage, direction Phú Quoc. Piquée de stations balnéaires, cette grande île du sud n’est peut-être pas la plus authentique, mais elle invite à la détente. Une fois que vous serez las de vous dorer la pilule sur une plage dorée, bordée de cocotiers, ou d’explorer les fonds marins, l’île offrira d’autres attractions. À Rach Viem, quand les conditions sont bonnes, on peut observer une floraison de grosses étoiles de mer en bordure de plage. On empruntera un ponton serpentant au-dessus des flots vers le village flottant pour déguster la pêche du jour. Au gigantesque complexe Grand World, les jeunes visiteuses posent dans une Venise miniature pour nourrir leur compte Insta avant de faire un tour en gondole. Ailleurs dans l’île, un marché nocturne, une jungle, une pagode sur la mer égayeront votre séjour.

Une gastronomie légère et parfumée

Au Vietnam, la gastronomie est légère et absolument délicieuse. Elle se décline notamment en bouillons comme le pho à base de nouilles et de bœuf ou poulet parfumé à l’anis. La sauce incontournable, nuoc-mâm, est à base de poisson. Le rare pain est le banh mi (pain de mie), une baguette de viande grillée et de carottes râpées. Les becs sucrés se tourneront vers les fruits, comme celui du dragon.

Hanoï, trépidante et charmante

Les locaux adorent prendre la pose autour du lac de l’Épée restituée.
Jérôme Wiss

La trépidante capitale, au nord, s’organise en rues à l’architecture rappelant l’époque coloniale. Le secteur du lac de l’Épée restituée, en plein cœur de la ville, est un bon point de départ pour partir à sa découverte. La zone est parfois laissée aux piétons et les familles viennent alors avec les enfants pour se promener, manger à l’un ou l’autre stand. Partout dans la ville, qui compte aussi des musées intéressants, notamment celui sur les femmes vietnamiennes, de petites échoppes proposent des plats délicieux et des jus de fruits tropicaux frais et succulents.

Le choix des logements

Un bungalow dans la jungle pour se reposer.
Séverine Goffin

Le Vietnam regorge d’hôtels et autres hébergements. En cherchant un peu, il n’est pas compliqué de trouver des nuitées atypiques ou de charme. Dans la baie de Ha Long, on dormira sur l’eau dans une jonque-hôtel en bois aux voiles d’un rouge vif. À Hanoï, on passera la nuit dans une ancienne maison coloniale. À Saïgon, on tentera une auberge de jeunesse ou un hôtel de coworking à la déco design. À Phu Quoc, on occupera un bungalow adossé à la jungle avec une salle de bains ouverte sur la nature…

Saïgon, un choc sensoriel

Le soir, la jeunesse branchée se réunit sur l’avenue Nguyen.
Séverine Goffin

Les artisans qui travaillent à même le trottoir sur leurs petites chaises en plastique à un jet de pierre de gratte-ciel lumineux, Saïgon offre un contraste saisissant. Une fois passé le premier choc, c’est une cité vibrante. De celles où l’on pénètre dans un garage, où le parfum d’encens d’un autel se mêle à l’odeur de diesel, pour prendre un ascenseur et accéder à un bar à cocktails offrant une vue hallucinante sur la skyline. Où on parcourt une ruelle silencieuse pour déboucher sur Bui Vien, rue des bars, noyée dans le bruit des tubes sortant des amplis et la lumière des néons. Où l’avenue Nguyen, aux airs de Champs-Élysées et boutiques de luxe, côtoie les marchés croulant sous les breloques.

Le territoire des deux-roues

«Tu as fait quoi aujourd’hui?» «J’ai traversé la rue». Pour les nouveaux venus, le trafic dans Saigon ou Hanoï transforme le fait d’atteindre la chaussée d’en face en un jeu de patience. Les mobylettes, sur lesquelles les Vietnamiens transportent tout et n’importe quoi, forment un flot continu. Mais avec un peu d’entraînement, et la bienveillance des locaux, on y arrive. La location de deux-roues est un bon moyen de voir du pays.

Comment y aller?

Le Vietnam, c’est beau, mais c’est loin. Depuis le Luxembourg, comptez au minimum entre 14 et 17 heures de voyage, en incluant le temps d’un transfert à Paris, Munich, Francfort, Amsterdam... Le tarif de l’aller-retour, lui, descend rarement en dessous des 1 000, voire 1 200 euros. Un prix que vous pourrez amortir avec le coût très peu élevé de la vie sur place. Dans le pays, des bus confortables vous permettront de circuler entre les villes. Des vols intérieurs entre Hanoï et Saïgon existent aussi, mais le train (35 heures), offre de jolis paysages et des possibilités d’escales.

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