Affaire DSK – «Le viol a bien eu lieu», selon la psy de Nafissatou

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Affaire DSK«Le viol a bien eu lieu», selon la psy de Nafissatou

La psychothérapeute de la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle, confirme la version de l'accusation. Il y a bien eu viol.

La psychothérapeute de la femme de chambre guinéenne qui accuse Dominique Strauss-Kahn de tentative de viol aux États-Unis affirme avoir la certitude que sa patiente dit la vérité sur les faits. Elle s'exprime dans un entretien publié sur le site internet de Paris Match.

«Le viol a bien eu lieu», déclare Mariama Diallo. La psychothérapeute a été mandatée le 4 juillet dernier par l'avocat de l'accusatrice de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international pour suivre la jeune Guinéenne, qu'elle a rencontrée plusieurs fois depuis cette date. «Elle ne ment pas. Je n'ai absolument aucun doute, elle a dit la vérité. Je connais ce genre de femmes, je viens de la même ethnie, on parle la même langue», déclare-t-elle. Spécialisée dans l'aide aux femmes africaines en détresse, Mariama Diallo est également guinéenne et parle le peul.

Versions aux antipodes

L'avocat de Dominique Strauss-Kahn, William Taylor, qui a donné mercredi une conférence de presse à New York, et la défense de son accusatrice continuent à donner des versions totalement divergentes des rapports médicaux sur l'épisode. «Le dossier médical de l'accusatrice est vide. Il n'y a aucune preuve. Pas de blessure à l'épaule, pas de marques de violences, pas de bleus», a déclaré William Taylor. Le 1er juillet dernier, Kenneth Thompson, l'avocat de la jeune Guinéenne de 32 ans, avait donné un compte rendu radicalement différent de ce qui se serait passé le 14 mai dernier, dans la suite 2806 du Sofitel de New York.

Dominique Strauss-Kahn a «d'abord saisi ses seins et a commencé à l'attaquer» avant de «saisir son vagin avec tant de force qu'il l'a blessée» et a déchiré les ligaments de son épaule en la plaquant violemment au sol, avait-il dit. Dans ce contexte, l'audience devant le juge, qui aurait dû avoir lieu le 18 juillet et qui a été reportée au 1er août, ne devrait pas permettre de percée. «Aucune décision ne devrait être prise, le juge ne devrait rien dire de définitif», a assuré William Taylor.

(L'essentiel Online/ATS)

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