Course automobile – Le WTCC tente de gagner en notoriété

Publié

Course automobileLe WTCC tente de gagner en notoriété

Le championnat du monde des voitures de tourisme entame sa 11e saison. La discipline tente de faire son trou dans le sport auto.

Honda tentera de réduire l'écart avec les Citroën, cette année. L'an dernier, la marque aux chevrons avait dominé le championnat WTCC, juste devant le constructeur japonais.

Honda tentera de réduire l'écart avec les Citroën, cette année. L'an dernier, la marque aux chevrons avait dominé le championnat WTCC, juste devant le constructeur japonais.

Honda

Après quelques tours de piste, la voiture de Tiago Monteiro repasse aux stands et s’immobilise devant son box. Six mécaniciens de Honda se précipitent alors sur le bolide et le poussent dans le garage. Une dizaine de personnes gravitent autour du véhicule, pour changer les pneus, examiner le moteur brûlant ou réajuster certaines pièces. Puis, la voiture de course repart en piste, moteur hurlant. Les premiers essais de la saison WTCC (World Touring Car Championship), mi-février à Barcelone, étaient l’occasion pour les écuries de peaufiner leurs réglages. Les pilotes n’ont pas lésiné sur les tours de piste pour mieux maîtriser leurs nouvelles montures, qui peuvent atteindre 300 km/h. Pendant que les as du volant avalaient le bitume, dans chaque écurie une demi-douzaine de personnes rivées derrière leurs écrans analysaient le comportement des voitures.

Le championnat WTCC, qui existe depuis 2005, gagne peu à peu en notoriété mais reste bien moins médiatisé que la Formule 1 et le championnat du monde des rallyes (WRC). L’an dernier, Citroën avait dominé le championnat de la tête et des épaules, l’Argentin José María López remportant la mise devant ses coéquipiers français Yann Muller et Sébastien Loeb. Pour la saison 2015, débutée en Argentine le 8 mars, Honda, Citroën, Lada ont répondu présent, en plus des Chevrolet engagées au sein d’une écurie privée. La première manche, le 8 mars en Argentine, a de nouveau été dominée par les Citroën, devant les Honda.

Pour les constructeurs, l’objectif du WTCC est «bien sûr marketing, mais aussi technique», explique William de Braekeleer, responsable du sport automobile en Europe pour Honda. «Ce championnat nous permet de développer de nouvelles technologies et de former des ingénieurs. Notre participation au WTCC nous a par exemple beaucoup servi pour développer une voiture de série, la Type-R». À un coût relativement modeste, environ quatre fois inférieur à celui du rallye. «L’avantage des compétitions de voitures de tourisme, c’est que le public peut s’identifier facilement. Cela permet d’instaurer une véritable proximité».

(De notre envoyé spécial à Barcelone, Joseph Gaulier)

Des épreuves au format original

Chacune des douze manches du championnat WTCC est composée de deux courses d'une vingtaine de minutes, sans ravitaillement. Ce règlement a pour but de proposer des courses de grande intensité, avec de nombreuses bagarres sur le circuit.

La grille de la première course est définie en qualifications. Pour la seconde course, les positions des dix premiers sont inversées. Autre particularité du championnat, des points sont attribués dès les séances de qualification.

Loeb, double casquette

La présence de Sébastien Loeb, nonuple champion du monde des rallyes, contribue à l’amélioration de la médiatisation du championnat WTCC. «J’ai encore tout à apprendre dans cette discipline, mais c'est un challenge passionnant», a indiqué le troisième du championnat en 2014.

Cette année, l’Alsacien de 40 ans pilotera une Citroën d’usine, tandis que sa structure, le Sébastien Loeb Racing, alignera une voiture à chaque course, qui sera conduite par le Marocain Mehdi Bennani.

Ton opinion