Au Luxembourg – «Le yoga nous permet d'échapper à l'agitation»

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Au Luxembourg«Le yoga nous permet d'échapper à l'agitation»

LUXEMBOURG - Il a toujours manqué quelque chose à Aline Nowacki, 30 ans. Jusqu'à ce qu'elle découvre le yoga. De cette passion, elle a fait une deuxième carrière.

«Le yoga a changé ma vie», se réjouit Aline Nowacki, professeure de yoga certifiée depuis 2020, et qui se définit depuis comme beaucoup plus sereine. Après avoir obtenu un master en marketing et communication, la jeune Luxembourgeoise s'est engagée dans la voie professionnelle qu'elle envisageait depuis longtemps en devenant, en 2019, Marketing Officer chez Luxair. Déjà à l'époque, elle profitait de ses pauses pour pratiquer le yoga dans le sous-sol du bâtiment. Puis, de plus en plus de collègues l'ont rejointe, son entraînement personnel se transformant alors en leçon de vie. Que faire de cette passion dévorante? Aline a choisi de se plonger plus profondément dans le yoga.

«C'est pendant la pandémie que tout m'est apparu comme une évidence», avoue la jeune femme à L'essentiel. Elle a voulu utiliser son temps de confinement de manière judicieuse: «J'ai obtenu un diplôme de coach en santé holistique, pour comprendre encore mieux la philosophie». Sa formation d'enseignante de yoga en Inde a été annulée, mais elle a pu aller visiter une école au Portugal «qui proposait également la formation». Un cursus de 200 heures reconnu en Europe, «certifié par la Yoga Alliance».

«Comme beaucoup de gens, j'ai toujours eu cette image en tête: le yoga, c'est du mouvement. Pendant la formation, j'ai ensuite appris comment la pratique est réellement structurée, à savoir les huit branches du yoga selon Patanjali», explique la trentenaire. Ici, vous apprenez à gérer l'environnement, vous-même, le corps, la respiration, les sens, l'esprit ainsi que la concentration, la méditation et - comme on l'appelle dans l'enseignement - la liberté intérieure. Outre l'enseignement du yoga, des cours de philosophie et d'anatomie sont également au programme des futurs coachs.


«Tu n'as vraiment pas besoin de grand-chose»

Traditionnellement, une séance d'entraînement débute par cinq à quinze minutes de respiration. «Mais quand nous arrivons au cours, nos pensées sont encore conditionnées par le stress de notre vie quotidienne. S'arrêter complètement et se concentrer sur la respiration est presque impossible pour la plupart». Alors Aline Nowacki propose de commencer ses cours par l'évacuation de ce stress. «C'est la beauté du yoga: on ne s'occupe pas seulement du corps, mais aussi et surtout de l'intérieur et du mental».

C'est aussi, selon elle, l'une des raisons pour lesquelles cette pratique connaît un tel essor. «Le yoga permet aux gens d'échapper à l'agitation, de se retrouver et de se reconnecter à la terre», s'enthousiasme Aline, qui veut tordre le cou à un cliché: pour pratiquer le yoga, il faudrait être très souple: «Bien sûr, c'est un avantage pour réaliser certaines poses, mais ce n'est pas un critère pour faire du yoga. L'accent est toujours mis sur la respiration». Il n'est pas non plus nécessaire d'avoir le dernier tapis ou la plus belle tenue de sport: «Je peux tout aussi bien me lever le matin et faire du yoga en pyjama - il ne faut vraiment pas grand-chose», conclut-elle en souriant.

(L'essentiel/Liz Mikos)

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