En Moselle – Le zoo d'Amnéville ne dressera plus les tigres
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En MoselleLe zoo d'Amnéville ne dressera plus les tigres

AMNÉVILLE - Le zoo d'Amnéville met un terme à son spectacle de tigres «Tiger World», son attraction phare depuis 2015, afin de «renforcer sa mission pédagogique».

Le spectacle Tiger World était critiqué par les associations de défense des animaux sauvages.

Le spectacle Tiger World était critiqué par les associations de défense des animaux sauvages.

AFP

Le zoo d'Amnéville annonce ce mardi dans un communiqué sa décision de mettre un terme à son attraction phare, à savoir le spectacle de dressage de tigres «Tiger World». L'établissement explique ainsi vouloir «renforcer sa mission pédagogique, en mettant en place, «dès le début de l'année 2021», un nouveau programme d'animations, «permettant d'impliquer davantage le public dans des activités d’éveil autour de la protection des espèces».

À ce titre, le spectacle «Tiger World» sera remplacé par une présentation de tigres dans des espaces paysagers spécialement conçus pour l’observation des fauves à l’heure du repas, avec une explication, par les soigneurs, des menaces qui pèsent sur eux.

Nombreuses critiques

Le Républicain Lorrain rappelle que le spectacle «Tiger World» faisait l’objet de nombreuses critiques de la part des associations de défense des animaux sauvages et qu'une pétition avait même été lancée pour demander son arrêt. Il avait été créé en 2015 par Michel Louis, le cofondateur et directeur du zoo d’Amnéville jusqu’au printemps dernier et la prise de contrôle par le fonds d’investissement Prutentia Capital. Le zoo avait alors déboursé 20 millions d'euros pour mettre sur pied une salle de spectacle de 1 850 places, soit le plus gros investissement de son histoire, toujours selon notre confrère. «L’alourdissement de la dette généré par ces travaux explique en partie les difficultés financières qui ont ensuite plombé le parc et conduit à sa reprise», note-t-il.

En ce qui concerne les autres animations, le zoo indique que ses équipes pédagogiques et animalières ont développé de nouveaux modules participatifs. «Les ateliers "soigneur d’un jour" - qui ont connu un grand succès cet été - vont ainsi être étendus à davantage d’espèces gravement menacées comme les girafes de Nubie, les lycaons ou encore les timides loups à crinière», détaille-t-il. De plus, les présentations existantes ayant vocation à mettre en scène des comportements naturels des animaux (otaries et rapaces) seront complétées par des exposés pédagogiques. «Le public des zoos a changé, il ne veut plus être un simple spectateur mais s’impliquer dans la conservation des espèces. Il veut que sa visite ait un sens», souligne la nouvelle présidente, Anne Yannic.

(ol/L'essentiel)

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