Contre les pesticides – Les abeilles seront mieux protégées au Luxembourg

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Contre les pesticidesLes abeilles seront mieux protégées au Luxembourg

LUXEMBOURG - Jeudi, les députés de trois commissions recevaient les instigateurs d’une pétition sur la survie des abeilles. Une limitation de l'usage des pesticides devrait bientôt suivre.

Les pétionnaires réclamaient une meilleure protection des abeilles et des autres insectes pollinisateurs. Ils ont été entendus par les ministres.

Les pétionnaires réclamaient une meilleure protection des abeilles et des autres insectes pollinisateurs. Ils ont été entendus par les ministres.

AFP

Les abeilles sont en danger au Luxembourg. En quatre ans, entre 2010 et 2014, 40% de la population des abeilles productrices de miel a disparu. Pour contrer cette tendance vertigineuse, les parlementaires ont assuré aux 6 000 signataires de la pétition «Save the bees» que des mesures allaient être prises. La première portera, dès la semaine prochaine, sur l’interdiction de pesticides.

Une fois votée, cette loi devrait servir de base pour adapter le plan d'action national sur les pesticides. L'objectif est de limiter l'usage des pesticides par les agriculteurs mais aussi par les communes et les particuliers. Une révision du plan que les pétitionnaires accueillent avec enthousiasme. «On ne pensait pas qu'il y aurait une réécriture du plan d'action. C'est une bonne chose, un bon début», a commenté Léa Bonblet, de Natur&ëmwelt, l'organisation à l'origine de la pétition avec Greenpeace.

D'autre part, la ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg (Déi Gréng) a indiqué qu'une deuxième partie de l'étude «bee first», qui recense le nombre d'abeilles au Luxembourg, serait menée pour étendre les données à d'autres insectes sauvages. Jusqu'à présent «il n'y avait pas de monitoring pour les guêpes, les papillons et 350 espèces d'abeilles solitaires», explique Léa Bonblet. La ministre a également annoncé que les données concernant l'utilisation des pesticides par les agriculteurs seront rendues publiques. «Une nécessité pour faire un plan efficace», indique Léa Bonblet.

(jd et pt/L'essentiel)

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