Pandémie au Luxembourg – Les adolescents rusent pour flirter face au Covid
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Pandémie au LuxembourgLes adolescents rusent pour flirter face au Covid

Il n’y a pas que pour les adultes que la pandémie complique les rencontres. Les lycéens, qui d’ordinaire sortent pour draguer, en font les frais. Mais ils rusent pour se voir.

Pour faciliter la tâche, les adolescents se tournent vers les réseaux sociaux.

Pour faciliter la tâche, les adolescents se tournent vers les réseaux sociaux.

Fini les grosses fêtes privées ou les soirées en boîtes de nuit. Pour les adolescents, ça limite les moments de flirt. Une période jugée «un peu difficile» pour Alice, 18 ans. «On ne peut pas voir tout le monde parce qu’on ne sort pas beaucoup après les cours». Et flirter à l’école n’est pas si simple non plus, selon Déborah, 17 ans: «Il faut garder les distances et on évite au maximum les gens».

Pour faciliter la tâche, les adolescents se tournent vers les réseaux sociaux, un moyen «plus simple et plus sécurisé» selon Alice. C’est d’ailleurs là que se font les premiers pas. «Avec la pandémie, on est plus ouverts à la discussion», explique Joel, un peu gêné par le sujet.

«Si la fille est négative, alors on peut se voir»

Pour attirer le regard, Déborah avoue essayer de poster «le plus de photos possible» et de montrer ce qu’elle fait. Et s’il y a bien un point positif avec les réseaux sociaux, ce sont les photos. Parfois je rencontre les gens sur Instagram grâce à ça» confie Alexandra, pour qui la photo est un premier critère avant de lancer une discussion sur Snapchat.

Même si le physique ne compte pas, il joue beaucoup sur la première impression pour ces lycéens. Et avec le masque, pas facile de deviner ce qui se cache en dessous. En témoigne Inès du lycée Mathias Adam, à Pétange. «Ça m’arrive tout le temps de rencontrer des personnes, qui à première vue sont belles, et une fois le masque retiré ne me plaisent plus» dit-elle en rigolant. Pour éviter le problème, certains rusent. C’est le cas de William 16 ans dont le sujet fait beaucoup rire: «Je drague sur Zoom, c’est plus pratique pour se voir et se parler». Certains mettent la barre encore plus haut, comme Tiago, en demandant un test Covid. «Si la fille est négative, alors on peut sortir pour se voir. C’est le nouveau critère».

(L'essentiel/ Noémie Koppe)

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