Au Luxembourg – Les agents de sécurité veulent de la reconnaissance

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Au LuxembourgLes agents de sécurité veulent de la reconnaissance

LUXEMBOURG - Une pétition publique, réclamant une prime de reconnaissance pour les agents de sécurité, eux aussi en première ligne face au virus, est ouverte aux signatures.

Les agents de sécurité sont restés sur le terrain depuis le début de la crise.

Les agents de sécurité sont restés sur le terrain depuis le début de la crise.

L'essentiel/Sara Lima

Les agents de sécurité et salariés de sociétés de gardiennage aussi sont souvent en première ligne durant la crise du coronavirus. Pourtant, ils se sentent un peu oubliés dans les mouvements de reconnaissance dont bénéficient d'autres professions. Ces agents «ont renoncé à leurs congés pour continuer à veiller à notre sécurité à tous» et ont mis «leur santé en danger afin de sauver la nôtre», selon le texte d'une pétition déposée auprès de la Chambre des députés par le syndicat NGL-SNEP. Celle-ci est ouverte aux signatures depuis peu et a recueilli plus de 950 signatures.

Le texte explique que les agents de sécurité ont «veillé au respect des distances de sécurité dans les magasins», par exemple. D'autres sont «assignés à des missions sensibles où ils sont particulièrement exposés au risque de contamination», notamment en surveillant les hôpitaux. Quant aux convoyeurs de fonds, «ils se sont retrouvés enfermés dans des fourgons où les distances de sécurité ne peuvent être respectées» alors que grâce à eux «nous avons été capables de retirer de l'argent liquide dans les distributeurs automatiques».

Prime de 300 euros

Conséquence: ils réclament une «reconnaissance des efforts extraordinaires» fournis depuis le début de la crise du coronavirus. Une reconnaissance qui passerait par une prime nette de 300 euros par mois, que réclame la pétition. Celle-ci est ouverte aux signatures jusqu'au 26 juin prochain.

Parmi les autres pétitions ouvertes ces derniers jours à la signature, un référendum national sur la 5G est réclamé, de même qu'une base légale pour rendre le télétravail obligatoire au moins une fois par semaine. La reprise des messes publiques ou une suspension des travaux bruyants pendant que des gens télétravaillent sont aussi ouvertes aux signatures. Enfin, Serge Tonnar et Sabine Tonnar-Stoltz réclament de «mieux vivre au Luxembourg». Pour eux, «la qualité de vie, la solidarité, la santé et la durabilité» doivent être «déclarées priorités incompressibles de l'action politique au Luxembourg».

(jw/L'essentiel)

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