Au Luxembourg – Les aides au logement, surtout pour les riches?

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Au LuxembourgLes aides au logement, surtout pour les riches?

LUXEMBOURG – Une étude de l’Observatoire de l’habitat pointe le fait que les aides concernant le logement favorisent les ménages les plus aisés.

«Des discussions se feront pour voir quels leviers et quelles solutions nous pourrons encore envisager», indique Henri Kox.

«Des discussions se feront pour voir quels leviers et quelles solutions nous pourrons encore envisager», indique Henri Kox.

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Il existe «de grandes disparités des mesures en faveur du logement selon le niveau de vie des ménages», reconnaît la dernière étude de l’Observatoire de l’habitat, présentée ce mardi en présence notamment d’Henri Kox (Déi Gréng), ministre du Logement. Les dispositifs actuels favoriseraient les foyers les plus riches, ainsi que les propriétaires, au détriment des locataires.

Le rapport pointe l’impôt foncier «très marginal», à huit euros par mois en moyenne, ainsi que «des déductions sur les revenus locatifs permettant un gain important aux ménages les plus aisés». De même, les déductions fiscales calculées sur les intérêts d’emprunt apportent un gain moyen de 26 euros par mois pour les ménages du premier décile (les 20% les plus pauvres) contre 101 euros pour ceux du dernier décile. Enfin, contrairement à d’autres pays, le Luxembourg ne taxe pas les loyers imputés, qui correspondent à ce qu’un propriétaire-occupant économise en s’évitant un loyer. Ce choix «bénéficie fortement aux ménages les plus aisés, qui sont plus souvent propriétaires de leur résidence principale».

A contrario, d’autres dispositifs sont considérés comme bien ciblés. C’est le cas des subventions de loyer et des logements locatifs subventionnés. Cependant, ces derniers sont trop peu nombreux, le pays ne comptant que 2% de logements abordables. L’étude doit préparer un grand débat sur la fiscalité du logement à la Chambre des députés. «Des discussions se feront pour voir quels leviers et quelles solutions nous pourrons encore envisager», indique Henri Kox. Le but affiché reste «d’avoir plus d’investissements et plus de logements abordables».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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