Covid-19 au Luxembourg – Les aides aux entreprises cesseront en juillet
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Covid-19 au LuxembourgLes aides aux entreprises cesseront en juillet

LUXEMBOURG - Le gouvernement prévoit de mettre fin au chômage partiel et aux aides à la relance et aux coûts non couverts d'ici cinq mois.

20160901. Reportage chez Hein (fabrique de fours).
Photo Julien Garroy / Editpress

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Editpress/Jgarroy

Le chômage partiel et les aides destinées aux secteurs touchés par la pandémie s'arrêteront en juillet 2022. Cela concerne l'horeca (hôtels, bars et restaurants), les discothèques, le secteur de l'événementiel et les services traiteurs. C'est ce qu'ont indiqué ce mardi, les ministres Georges Engel, Franz Fayot et Lex Delles, «sous réserve qu'aucun confinement ou autre mesure restrictive ne soient pris d'ici là».

«Nous voulons laisser aux entreprises suffisamment de temps pour s'adapter à l'après-pandémie», souligne Franz Fayot, le ministre de l'Économie. En ce qui concerne le chômage partiel, le gouvernement va progressivement baisser le pourcentage des heures de travail qu'il prend en charge. Pour les mois de mars et avril 2022, le nombre d'heures de travail chômées ne pourra en aucun cas dépasser 20% du total des heures de travail mensuel normales de l'entreprise relevant d’un secteur vulnérable, sauf pour l’hôtellerie (40%). Pour les mois de mai et juin 2022, les entreprises pourront appliquer le chômage partiel jusqu’à concurrence de 10% du total des heures de travail mensuel normales, sauf pour l’hôtellerie (30%).

Baisse progressive

Pour rappel, les bars et restaurants peuvent demander jusqu'à fin février que 25% de leurs heures de travail soient payées par l'État, l'hôtellerie et l'événementiel 50%, les discothèques 100%. Dans tous les cas, le chômage partiel est réservé aux entreprises couvertes par un plan de maintien dans l’emploi. «À partir de juillet 2022, le chômage partiel ne pourra plus être demandé que par les sociétés industrielles, comme avant la pandémie», note Franz Fayot.

La même logique de baisse progressive va s'appliquer pour l'aide à la relance (1 200 euros par salarié) et l'aide aux coûts non couverts (pris en compte à 100% des charges d'exploitation). La première ne sera plus que de 1 000 euros par salarié ou travailleur indépendant, en mars-avril, et de 500 euros en mai-juin. L’aide mensuelle à hauteur de 250 euros par travailleur au chômage partiel sera supprimée.

«97,95% des montants ont été remboursés»

En ce qui concerne l’aide coûts non couverts, seuls les hôtels et les campings pourront bénéficier de cette aide, à partir du mois de mars 2022. Les charges d’exploitation de ces entreprises seront prises en compte à hauteur de 75% pour la détermination des coûts non couverts servant de base pour le calcul de l’aide mensuelle.

Depuis le début de la crise sanitaire, l'État a payé 1,2 milliard d'euros au titre du chômage partiel, à plus de 15 000 employeurs, avec 160 000 salariés concernés. En prenant en compte le système des avances avec remboursement mis en place entre mars et juin 2020, 785 millions d'euros ont été réellement versés. «97,95% des montants ont été remboursés», note Georges Engel, ministre du Travail.

(Olivier Loyens/L'essentiel)

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