Données au Luxembourg: Les ambassades virtuelles se développent

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Données au LuxembourgLes ambassades virtuelles se développent

LUXEMBOURG – Le Luxembourg tente de développer le concept d’ambassades numériques. Plusieurs projets de ce type sont aussi dans les cartons.

par
Joseph Gaulier
Certains pays ou entités internationales veulent stocker leurs données dans des endroits sûrs.

Certains pays ou entités internationales veulent stocker leurs données dans des endroits sûrs.

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Les ambassades virtuelles (ou e-ambassades) se développent au Luxembourg. Après l’Estonie en 2015, Monaco a établi la sienne. Officiellement lancé l’an dernier, le projet monégasque attend la validation du projet de loi, qui suit toujours son cours. «Nous pensons adopter le rapport prochainement et voter la loi cet automne», a déclaré mardi le député Yves Cruchten, président de la commission Affaires étrangères, après la dernière réunion consacrée au sujet.

Concrètement, il s’agit «d’héberger des documents sensibles sur un autre territoire», éclaire le député socialiste. Il voit ces outils comme «des solutions de secours, en cas de piratage ou de catastrophe naturelle, par exemple». Les États peuvent alors retrouver leurs données sensibles, stockées ailleurs. Le projet avec Monaco prévoit l’inviolabilité et la sécurité des locaux, sous gestion monégasque, mais pas d’immunité pour les personnes.

D’autres projets devraient voir le jour ces prochaines années. «La Croix-Rouge a signé un accord récemment, en vue aussi de stocker ces données au Luxembourg», reprend Yves Cruchten. Dans l’autre sens, le Luxembourg pourrait aussi être tenté de placer des serveurs à l’étranger. Des discussions existent, mais rien de concret n’est établi pour le moment. «Nous en sommes à l’élaboration de standards précis sur le stockage», explique l’élu.

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