Vie associative – «Les associations doivent s'adapter à notre société»

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Vie associative«Les associations doivent s'adapter à notre société»

LUXEMBOURG - Jacques Küntziger, coordinateur national de l'année du bénévolat, revient sur la «crise» du secteur.

Selon l'Agence du bénévolat, la Protection civile est un des secteurs les plus touchés par le manque de volontaires.

Selon l'Agence du bénévolat, la Protection civile est un des secteurs les plus touchés par le manque de volontaires.

L'essentiel: Quels sont les facteurs qui expliquent la crise du bénévolat?

Jacques Küntziger: Les gens s'engagent davantage dans des projets ponctuels. Mais les associations manquent de bénévoles sur le long terme. Et puis, 58% des personnes à la recherche d'une activité bénévole ne parlent pas luxembourgeois. Pas facile pour elles donc de s'intégrer dans certains comités associatifs.

Comment changer ce constat?

Les associations doivent s'adapter à notre société. Le secteur doit s'ouvrir aux nouveaux médias et surtout faire un effort au niveau des langues afin d'intégrer davantage les étrangers.

En général, le pays est-il en manque de bénévoles?

Certaines associations souffrent plus que d'autres. L'envie de s'engager ne manque pas puisque 20% de la population est active dans le milieu du volontariat. Ce qui freine parfois, c'est la charge administrative et les responsabilités engendrées par un poste de bénévole.

À quoi servent les Assises du bénévolat qui ont lieu ce soir à l'Abbaye de Neumünster?

Nous voulons comprendre les attentes des bénévoles et trouver un moyen de les intéresser davantage.

Recueilli par Julie Ransquin

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