Fiscalité au Luxembourg – Les avantages du télétravail ne sont pas menacés
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Fiscalité au LuxembourgLes avantages du télétravail ne sont pas menacés

LUXEMBOURG - Les télétravailleurs pourront continuer à faire déduire de leurs impôts les frais de déplacement ou obtenir des chèques-repas.

Pas de panique pour les salariés en télétravail.

Pas de panique pour les salariés en télétravail.

Les salariés en télétravail n'ont pas à s'inquiéter. Ils vont pouvoir continuer à bénéficier d’avantages. «Ils sont toujours en place», confirme le ministère des Finances à L'essentiel. En mars dernier déjà, le ministre Pierre Gramegna avait tenu à rassurer sur ce point, lors d’une réunion des commissions Contrôle de l’exécution budgétaire et Finances. La somme maximale déductible des impôts au titre des déplacements reste donc de 2 574 euros par an, même avec le passage à la gratuité des transports depuis le 1er mars 2020.

Rien n’a changé non plus au niveau des chèques-repas, dont bénéficient toujours les télétravailleurs. Ceux-ci pourront même demander à faire déduire l’achat d’un ordinateur dans leur déclaration d’impôt. Toutefois, le contribuable doit prouver que l’ordinateur est destiné à un usage exclusivement professionnel. Cela ne fonctionne pas si cela mélange l’usage privé. Le travailleur doit faire une demande, étudiée au cas par cas.

Télétravail facilité pour les frontaliers

Des avantages qui concernent les travailleurs résidents comme frontaliers, dont le télétravail a été facilité jusqu'à la fin de l'année. Le Luxembourg a ainsi prolongé ses accords avec la France, la Belgique et l'Allemagne pour que les jours pendant lesquels les travailleurs frontaliers sont amenés à travailler depuis leur domicile en raison des mesures prises pour combattre le Covid ne soient pas pris en compte comme jours prestés (34 jours en France, 34 jours en Belgique et 19 en Allemagne) dans l'État de résidence du frontalier. Cela permet donc de ne pas dépasser le seuil de tolérance fiscale, qui provoquerait une double imposition pour le télétravailleur.

En matière de fiscalité, le gouvernement a globalement décidé de miser sur le statuquo. «Comme le Premier ministre et le ministre des Finances l'ont souligné, il n'est pas prévu d'augmenter ou de réduire les impôts», indique la porte-parole du ministère.

(ol/L'essentiel)

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