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Initiative au LuxembourgLes besoins en main-d'œuvre peu à peu comblés

LUXEMBOURG - Jobswitch.lu, mis en place dans l'urgence liée à la crise actuelle du coronavirus, va monter en régime. La plateforme vise à remplacer les salariés absents.

La grande distribution a besoin de renforts en cette période.

La grande distribution a besoin de renforts en cette période.

Tania Feller

Préparateur de commandes, poissonnier, employé de rayon, cuisinier, chauffeur poids lourd, opérateur de production… Une semaine et demie après le lancement de la plateforme JobSwitch.lu, autour de 110 postes sont actuellement recherchés. Ils concernent majoritairement la grande distribution, qui continue de fournir et d'accueillir les clients en ces temps de confinement.

«Les offres des grandes surfaces arrivent par vague: quand une personne est malade, toute l'équipe est en quarantaine. Cela fait une dizaine de personnes recherchées d'un coup», observe Laurent Lucius, coordinateur de projets à la House of Entrepreneurship, qui gère l'initiative. Mis en place par le gouvernement, JobSwitch.lu devait à l'origine permettre le prêt de main-d'œuvre entre entreprises: que le personnel en chômage partiel puisse être transféré vers des entreprises ayant besoin de renforts. Le dispositif s'est entre-temps ouvert aux demandeurs d'emploi, aux indépendants et aux étudiants pour lever les freins et combler plus facilement les besoins. Dans ces derniers cas, un CDD est conclu. Dans le cas d'un prêt, un contrat est signé entre l'employé, l'employeur habituel et le temporaire.

Peu de contrats ont été conclus pour le moment, mais cela devrait vite arriver: sur 427 personnes ayant postulé sur le site (en moyenne pour deux annonces), 212 CV jugés adéquats ont été transférés à un employeur, qui prend la décision du recrutement. Il devra payer au moins 100% de l'ancien salaire, «ce qui n'empêche pas le salarié de négocier un montant supérieur». Les besoins en main-d'œuvre, qui vont devenir croissants, devraient aussi stimuler la signature de contrats. «Outre la grande distribution, l'alimentaire et la logistique sont demandeurs. L'horticulture aussi, et d'ici mai, il faudra un gros coup de main aux viticulteurs dans les vignes», souligne Laurent Lucius.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

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