Blanchiment au Luxembourg – Les bornes de jeux connectées dans le viseur

Publié

Blanchiment au LuxembourgLes bornes de jeux connectées dans le viseur

LUXEMBOURG - Des formations pour les opérateurs de jeux et cafetiers sont lancées par un avocat de l'étude Robert Mines, expert en la matière.

Olivier Bova (à gauche) et Benjamin Nerva Pereira dispenseront, avec leurs collègues de l’étude Robert Mines, des formations sur le blanchiment.

Olivier Bova (à gauche) et Benjamin Nerva Pereira dispenseront, avec leurs collègues de l’étude Robert Mines, des formations sur le blanchiment.

Les bornes de jeux connectées se sont installées dans le paysage des bistrots. Olivier Bova était en 2016 à l’origine d’une pétition réclamant l’adaptation de la loi sur les jeux de hasard pour obtenir un cadre adapté à ces machines, qui peuvent délivrer par exemple des chèques cadeaux mais ne pas promettre d’argent à leurs utilisateurs sous peine d’illégalité.

L’avocat de l’étude Robert Mines vient de mettre en place un plan de formation qui doit permettre aux cafetiers et opérateurs de jeux de se conformer aux nouvelles dispositions en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. «Ces bornes peuvent être un moyen de blanchiment. Imaginez un dealer qui entre 1 000 euros dans une machine, qui ne joue pas, et peut repartir avec 1 000 euros en chèques cadeaux par exemple», illustre-t-il. Les formations, qui débuteront à partir de juin, serviront à mettre en place un dispositif d’alerte interne, identifier des fraudes, connaître le rôle de la cellule de renseignement financier ou encore faire une déclaration de soupçon.

«Les attestations remises seront adressées au ministère de la Justice pour montrer le sérieux de ces professionnels. On est dans une logique de prévention dans l’optique que l’État réglemente. Mais légaliser et taxer serait la meilleure solution». Dans le même temps, Olivier Bova va introduire une demande d’exploitation de bornes de paris sportifs pour le compte du groupe belge Ardent. «L’engagement a été pris que le serveur serait physiquement au Luxembourg. L’administration fiscale y serait connectée pour vérifier les mouvements d’argent en toute transparence». En cas d’accord, une quarantaine d’appareils sont déjà prêts à pouvoir être déployés.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

Ton opinion