Décision de l'UE – Les Bourses de Londres et Francfort ne s'uniront pas
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Décision de l'UELes Bourses de Londres et Francfort ne s'uniront pas

La Commission européenne a interdit ce mercredi le projet de fusion des Bourses de Londres et Francfort, une opération annoncée il y a un an mais fragilisée par le Brexit.

C'est la troisième fois que LSE et Deutsche Börse tentaient de s'unir: les deux opérateurs avaient par deux fois échoué, en 2000 et 2005.

C'est la troisième fois que LSE et Deutsche Börse tentaient de s'unir: les deux opérateurs avaient par deux fois échoué, en 2000 et 2005.

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«La concentration entre Deutsche Börse et London Stock Exchange aurait considérablement réduit la concurrence du fait de la création d'un monopole» en Europe, a expliqué la commissaire européenne, Margrethe Vestager, pour justifier sa décision d'interdire le projet de fusion des Bourses de Londres et Francfort. «Les parties n'ayant pas proposé les mesures correctives nécessaires pour lever les craintes en matière de concurrence que nous avions exprimées, la Commission a décidé d'interdire la concentration», a-t-elle ajouté.

Cette interdiction n'est pas une surprise. Les relations entre les deux fiancés paraissaient de plus en plus tendues ces derniers temps, se crispant notamment sur la localisation du centre de décision du nouvel ensemble. Et la décision des Britanniques de quitter l'UE après le référendum de juin 2016 avait davantage compliqué les négociations de fusion que ne l'avait escompté Deutsche Börse. Hasard du calendrier, la procédure de divorce doit officiellement être déclenchée ce mercredi à la mi-journée par la Première ministre britannique, Theresa May, ce qui ouvre une période de deux ans pour mener les difficiles négociations de retrait du Royaume-Uni.

Dumping?

L'un des débats actuellement en cours à la City de Londres est: doit-on se battre pour garder le «passeport» européen (NDLR: dispositif qui permet de vendre un produit financier dans l'ensemble de l'UE après l'approbation d'un seul des régulateurs nationaux) ou en profiter pour se libérer des entraves réglementaires européennes et faire du dumping? Avec cette fusion, les Britanniques auraient gardé la tutelle de la supervision européenne et allemande.

Fin février, LSE avait d'ailleurs lâché une petite bombe, en refusant de céder, comme le lui demandait Bruxelles - gendarme de la concurrence en Europe - sa part majoritaire dans MTS, une plateforme d'échange électronique italienne spécialisée notamment dans les obligations d’États européens. Une décision que Deutsche Börse avait dit regretter. D'autant plus que la Bourse de Londres avait reconnu qu'elle entraînerait très certainement l'interdiction de la fusion.

Dès lors, on pouvait imaginer que si aucun des deux groupes n'avait rompu les fiançailles, c'était surtout pour ne pas avoir à payer le «chèque de rupture» à l'autre...

(L'essentiel/AFP)

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