Etude au Luxembourg – Les caméras sont «un outil important mais non décisif»

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Étude au LuxembourgLes caméras sont «un outil important mais non décisif»

LUXEMBOURG - L’Inspection générale de la police a dévoilé, ce vendredi matin, une étude sur l’efficacité de la vidéosurveillance au Grand-Duché.

98 caméras de surveillance sont actuellement disposées dans quatre zones de la capitale.

98 caméras de surveillance sont actuellement disposées dans quatre zones de la capitale.

Editpress

À Luxembourg-Ville, selon les chiffres fournis par le ministère de la Sécurité intérieure, 98 caméras de surveillance sont actuellement disposées dans quatre zones de la capitale (Glacis/Kinnekswiss, Gare, Stade Josy-Barthel et Pont Adolphe). Une caméra coûte, à l’achat, près de 15 000 euros, sans compter le caractère très couteux des travaux d’infrastructure. Il est donc opportun, à un moment donné, de mesurer la réelle efficacité de ces caméras.

La vidéosurveillance est-elle réellement efficace à Luxembourg-Ville? C’est une question à laquelle l’Inspection générale de la police (IGP) a tenté de répondre à l’aide d’une récente étude réalisée du 7 décembre 2020 au 4 janvier 2021, et dévoilée, ce vendredi matin, au Kirchberg. Grâce aux caméras de surveillance, à quel point est-il possible de prévenir la délinquance, identifier les auteurs d'infractions, surveiller l’activité de la police et rassurer les citoyens?

Des problèmes de drogue persistent

Après analyse des données de la police et au terme d’entretiens et de sondages réalisés à Luxembourg-Ville, dans les quartiers de Bonnevoie, du Limpertsberg et de la Gare, l’étude conclut que «la vidéosurveillance est un outil important, mais pas nécessairement décisif dans la lutte contre la criminalité».

Autres conclusions communiquées, ce vendredi: de manière locale, une caméra peut effectivement avoir un effet dissuasif, mais les problèmes de drogue dans le quartier de la Gare démontrent que les caméras, seules, ne sont pas la panacée. Il est donc important, voire indispensable, d’inscrire ces caméras de surveillance dans «un concept sécuritaire global».

(Frédéric Lambert/L’essentiel )

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