Présidentielle 2012 – Les candidats se moqueraient des sondages

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Présidentielle 2012Les candidats se moqueraient des sondages

Les baromètres sont beaucoup trop
fluctuants pour que les candidats à l'élection présidentielle française prennent le risque de les commenter.

«Y penser toujours, n'en parler jamais», François Hollande et Nicolas Sarkozy ont affiché mardi une même indifférence aux dernières variations des sondages. Jamais avare de discussions informelles avec les journalistes, M. Hollande reste cette fois silencieux. C'est son directeur de la communication, Manuel Valls, qui joue les démineurs du sondage qui, le premier, lundi soir, a pronostiqué un croisement des courbes: «On pouvait s'attendre à ce que les courbes se croisent, ce n'est pas une surprise!».

Dans le même temps en Ille-et-Vilaine, le président-candidat, Nicolas Sarkozy, au cœur d'une semaine médiatique très chargée, adopte lui aussi une posture détachée. «Je ne commente pas les sondages quels qu'ils soient», lance-t-il. Il peine toutefois à masquer longtemps sa satisfaction: «C'est vrai que c'est mieux quand ça va bien que quand ça va moins bien». Puis se reprend: «Je ne vous croyais pas quand vous disiez que c'était fini et je ne vous crois pas davantage quand vous me dites que c'est relancé», ironise-t-il.

Bien vu, puisque mardi en fin d'après-midi, une étude TNS-Sofres est venue infirmer la tendance du sondage Ifop de la veille, soulignant que François Hollande reste en tête du premier tour avec 30% des intentions de vote (inchangé) contre 26% à Nicolas Sarkozy (-2 points).

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