Au CHEM – Les cas positifs n’iront plus tous en unité Covid
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Au CHEMLes cas positifs n’iront plus tous en unité Covid

ESCH-SUR-ALZETTE - Vu l’impact d'Omicron, le Centre hospitalier Émile-Mayrisch a décidé de ne plus placer systématiquement les patients positifs en unité Covid.

Le CHEM réorganise sa prise en charge.

Le CHEM réorganise sa prise en charge.

Editpress/Fabrizio Pizzolante

Moins de malades du Covid, mais plus de patients positifs: face à cette nouvelle donne, le Centre Hospitalier Émile-Mayrisch réorganise sa prise en charge des patients Covid. «Mercredi matin nous avions 64 hospitalisés positifs au Covid, dont 54 en soins normaux. Plus de la moitié étaient positifs mais soignés pour d'autres raisons. Il y a des mini-clusters internes. Sur dix jours, quatorze personnes ont été testées positives en oncologie, sans source commune», indique le directeur médical Serge Meyer. Ce dernier constate «qu'elles bloquent des lits et des ressources en unité Covid, avec des mesures d'isolement, l'habillage, le déshabillage», poursuit-il. «On parle de descendre de phase 3 en phase 2, mais ce phénomène n'est pas bien pris en compte», souligne le Dr Meyer.

Autre problème, celui du personnel, avec «quatre fois plus d'absentéisme par rapport à l'ordinaire à cette période». Mercredi, parmi l'équipe soignante, cinq étaient en isolement, quatre en quarantaine et d'autres en maladie. Le CHEM a fermé deux services, dont un de rééducation à Dudelange qui va être réaffecté à des patients gériatriques atteints du Covid. Un moyen de faire redescendre la pression sur le site d'Esch-sur-Alzette. «De fait, l'unité Covid prévue avec 45 lits en soins normaux a dépassé ce seuil», confirme le Dr Meyer. De quoi interférer avec le fonctionnement normal en chirurgie ou en orthopédie.

Outre le service réaffecté à Dudelange, la direction médicale du CHEM a décidé, selon l'état de santé des patients, de les maintenir, même positifs au Covid dans certains services, «si la compétence prime par rapport à l'isolement. La première chose est donc de voir pourquoi la personne est à l’hôpital», explique le Dr Meyer qui cite l'exemple de la psychiatrie fermée ou encore du service de maternité où cette règle est déjà en vigueur depuis un moment. Des patients peuvent en effet exiger une prise en charge médicale qui sera plus appropriée dans un service dédié. Un espace dans le service sera alors créé avec les mesures de protection nécessaires.

(nm/L'essentiel)

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