Grèves en France – Les casseurs se joignent aux jeunes
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Grèves en FranceLes casseurs se joignent aux jeunes

Une mobilisation inédite des jeunes mardi contre la réforme des retraites, avec un record de lycées et d'universités perturbés, a été entachée par de nouvelles violences de casseurs, notamment à Lyon.

Dans le centre de la ville, la police a joué toute la journée au chat et à la souris avec des groupes mobiles de casseurs à qui le gouvernement a promis «la fermeté». Des affrontements avec les forces de l'ordre et des actes de vandalisme ont également eu lieu, comme la veille, à Nanterre, mais aussi ailleurs en banlieue parisienne. Entre 379 et 1 400 lycées, sur les 4 302 du pays, ont été perturbés à des degrés divers, selon le ministère de l'Education nationale et l'organisation étudiante UNL, un record depuis l'entrée des lycéens dans la contestation.

Jusqu'alors en retrait, les étudiants ont également perturbé plusieurs universités: entre six et dix sur les 83 du pays ont été bloquées, selon les sources. Trois autres (Lyon-2, Rennes-2 et Toulouse-Le Mirail) ont été administrativement fermées pour des raisons de sécurité. Le ministère a fait état de trois universités entièrement bloquées (Bordeaux-3, Paris-8, Pau) et trois partiellement (Caen, Poitiers, Tours), l'Unef ajoutant Clermont-2, Le Havre, Montpellier-3 et Orléans. Dans un texte commun avec l'intersyndicale des salariés, l'Unef et les organisations lycéennes UNL et Fidl ont «refusé que les jeunes servent d'alibi ou de variable d'ajustement, ce qui aboutirait à en faire une génération sacrifiée».

1 000 jeunes à Metz

«Droit à la formation, accès au logement, à l'autonomie, emploi des jeunes, statut social de la jeunesse en formation: ces questions doivent être remises au coeur d'une autre politique sociale des employeurs et du gouvernement», ont-ils revendiqué.

Dans les manifestations, les jeunes étaient 180 000 au niveau national, selon l'Union nationale lycéenne (UNL). «Résistance» ou «Chômeurs à 25 ans, précaires à 67. Non, non, non», scandaient-ils dans le cortège parisien. Selon la police, les jeunes ont aussi défilé au nombre de 4 000 à Lyon, 3 600 à Montauban, 3 000 à Bordeaux ou Grenoble, 1 000 à Nancy, Metz, Poitiers, Roanne ou Sélestat (Bas-Rhin) et ils étaient encore 5 700 en Seine-et-Marne ou 2 000 aux Yvelines.

En marge de nombreuses manifestations, des incidents ont eu lieu, notamment des dégradations de mobilier urbain et de véhicules en Ile-de-France et Rhône-Alpes et des affrontements jeunes-police à Nanterre. Les violences ont été impressionnantes à Lyon, avec des pillages de magasins. Des incidents ont également eu lieu aux abords de plusieurs établissements scolaires, notamment devant un collège parisien où une jeune fille de 15 ans a été blessée. Elle a été hospitalisée pour des «contusions multiples». Selon un chiffre annoncé à la mi-journée, 1 158 casseurs ont été interpellés depuis une semaine.

L'essentiel Online avec AFP

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