Festival au Luxembourg – Les Celtes ont planté leurs tentes dans les bois

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Festival au LuxembourgLes Celtes ont planté leurs tentes dans les bois

NEIHAISCHEN - Le festival celtique Bealtaine, organisé par les Lëtzebuerger Guiden a Scouten, propose une plongée dans le mode de vie du peuple celte, samedi et dimanche.

Ce samedi, en début d'après-midi, des hommes en armes se sont affrontés, à l'orée des bois de Neihaischen. Celtes et Romains ont combattu, à l'abri derrière leurs boucliers, à coups d'épées, de haches et de lances. Comme ils auraient pu le faire il y a 2000 ou 2500 ans, lorsqu'ils se disputaient les territoires du nord de l'Europe. Ces démonstrations font partie du festival celtique Bealtaine, organisé samedi et dimanche par les Lëtzebuerger Guiden a Scouten. Deux jours durant, le site se transforme en véritable village peuplé de Celtes. Démonstrations d'artisanat, musique, ateliers pour les enfants... le monde celte dévoile ainsi un peu de son mystère.

Une vaste bâtisse celte accueille notamment les visiteurs. Toit en paille très incliné, piliers de bois, la demeure est d'un seul tenant, avec une vaste pièce dans laquelle on se tient chaud autour des feux, pendant que quelques artisans travaillent. Un peu plus loin, à l'extérieur, Thibaut est «bronzier». «C'était quelqu'un qui travaillait le bronze, mais aussi d'autres métaux précieux». L'Alsacien est venu au Luxembourg pour l'occasion et fait des démonstrations aux visiteurs de coulées de bronze, destiné à fabriquer armes, outils et bijoux. Chercheur dans le domaine des cellules souches de métier, il dit s'être plongé dans le monde celte en discutant avec un collègue déjà passionné. «Après, cela ressemble à de la recherche. Il faut lire beaucoup de revues archéologiques pour comprendre les techniques utilisées à l'époque et obtenir le même résultat».

«L'ambiance est super»

L'authenticité est également au cœur du travail de Dédé, venu avec Thibaut et d'autres membres des Rauraci, d'un nom d'une tribu celte. Dédé, lui, est Sutor, c'est-à-dire cordonnier, depuis plus d'une quinzaine d'années. «Je fabrique des chaussures, des ceintures, des tuniques...» explique l'archéologue amateur. «Mais je n'invente rien. Je reproduis des pièces qui ont été retrouvées lors de fouilles archéologiques. Dans certaines conditions, le cuir peut se conserver plus de 2000 ans». Bronziers, Sutor, tanneurs et autres artisans font la démonstration de leur savoir-faire au visiteur du village celtlique jusqu'à dimanche soir. Certains font même participer les enfants pour leur apprendre leur tour de main.

Naturellement, on peut également découvrir quelques spécialités, comme les galettes gauloises, à base de farine, d'œufs et de miel, ou encore le porcelet grillé. De quoi finir de plonger les visiteurs dans l'univers celte. «C'est vraiment fantastique», lance Zoe, 13 ans. La jeune fille est venue avec son amie Aoifa, 14 ans. Pour celle-ci, «c'est vraiment cool. L'ambiance est super. Et tout va bien ensemble. La musique, la nourriture, les costumes, créent une atmosphère géniale». Les deux jeunes filles comptent d'ailleurs bien remonter à nouveau le temps en revenant au festival Bealtaine ce dimanche.

(Jérôme Wiss/L'essentiel.)

Infos pratiques

Samedi, de 11h à 22h30, et dimanche, de 11h à 19h. Entrée à 8 euros pour un jour, 12 euros pour les deux.

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