Note aux clients – Les CFL font la chasse aux taxis hors la loi

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Note aux clientsLes CFL font la chasse aux taxis hors la loi

LUXEMBOURG - Depuis quelques semaines, les Chemins de fer luxembourgeois (CFL) diffusent une note pour déconseiller aux clients de prendre les taxis qui ne respectent pas la loi.

Les taxis qui disposent de toutes les autorisations doivent se garer à l'emplacement officiel des taxis de la Gare de Luxembourg.

Les taxis qui disposent de toutes les autorisations doivent se garer à l'emplacement officiel des taxis de la Gare de Luxembourg.

Editpress

«Certains taxis se garent près de la gare routière et bloquent des places prévues pour les clients, l'accès des bus et parfois des ambulances», explique Tom Jurcevic, porte-parole des CFL. Face à ce problème, les CFL ont donc décidé de prendre des mesures. Depuis cet été, ils distribuent une note d'information à l'attention des clients. Une note dans laquelle ils «déconseillent fortement» de prendre «des taxis garés à des endroits non prévus à cette fin» et «qui opèrent souvent sans autorisation officielle».

En effet, les taxis qui disposent de toutes les autorisations (voir encadré) doivent se garer à l'emplacement officiel des taxis de la Gare de Luxembourg. À savoir à gauche de la sortie de la gare. Or, de nombreux taxis, qui souvent n'ont pas l'autorisation communale nécessaire, se garent à droite de la sortie de la gare. Cela peut vous sembler anodin mais pour les taxis qui respectent la loi c'est un vrai problème.

«La police est là dès 4h pour me dire de partir»

«Ils se garent sauvagement dans des endroits à forts passages, pendant que nous sommes relégués aux emplacements réservés», avait confié Carlo* il y a quelques mois dans les colonnes de L'essentiel. Cet employé d'une société de taxis expliquait qu'à cause de ça «sa caisse avait réduit de moitié en deux ans».

Du côté des taxis hors la loi ce n'est pas facile non plus. Yacine* dispose ainsi d'une autorisation d’exercer de l'État mais pas d'autorisation communale. Conséquence: il n'a pas le droit de se garer à l'emplacement officiel. «Je n'ai pas le droit de me mettre dans la file, à la gare. J'essaye d'attraper les clients sur les places de livraison. Mais la police est là dès 4h pour me dire de partir. Si je proteste, je prends vite un PV», confiait-il il y a quelques mois.

La réforme des taxis est prête

Car oui, face à ce casse-tête, seule la police est en mesure d'agir. «Les policiers sont les seuls à pouvoir verbaliser. Moi je ne peux rien faire car ces taxis n'ont pas l'autorisation communale donc il ne sont pas de la compétence de la Ville», explique ainsi Xavier Bettel, bourgmestre DP de la capitale.

Du côté de la Fédération des taxis, on est bien conscient de cette impuissance. «On ne peut pas faire grand-chose face à ce problème. Il faut donc informer les gens car ces taxis hors la loi peuvent les arnaquer. En attendant la nouvelle loi, la note des CFL est une bonne initiative», se réjouit Olivier Gallé, président de la fédération. Pour rappel, la réforme des taxis de Claude Wiseler, ministre CSV des Infrastructures, est prête mais pas encore votée et elle pourrait résoudre certains problèmes.

* Les prénoms ont été changés

(Fatima Rougi/Sarah Brock/L'essentiel Online)

Les autorisations des taxis

Pour pouvoir faire circuler ses taxis en toute légalité, une société doit notamment disposer de deux autorisations: une autorisation d'établissement délivrée par le ministère des Classes moyennes, ainsi qu'une licence communale. Par exemple, si un taxi de la Ville n'a que l'autorisation de l'État, il n'a pas le droit de prendre un client dans la capitale.

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