A Esch-sur-Alzette – «Les chauffeurs de bus ne se sentent pas en sécurité»
Publié

À Esch-sur-Alzette«Les chauffeurs de bus ne se sentent pas en sécurité»

ESCH-SUR-ALZETTE - Après l'agression, mardi soir, d'un chauffeur de bus à Esch, la délégation du personnel du syndicat TICE réclame davantage de policiers à la gare.

Un chauffeur de bus TICE a été pris à partie, mardi soir, devant la gare d'Esch-sur-Alzette.

Un chauffeur de bus TICE a été pris à partie, mardi soir, devant la gare d'Esch-sur-Alzette.

Vincent Lescaut

Vers 21h, mardi, un chauffeur de bus TICE a tenté d'apaiser trois jeunes devant la gare d'Esch-sur-Alzette. Ensuite, «un des jeunes est monté par l'arrière du bus, a interpelé le chauffeur et a essayé de le frapper quand il lui a demandé de sortir, relate le secrétaire du TICE, contacté par L'essentiel. Ce dernier l'a mis dehors et a tenté de fermer la porte. Mais le jeune a mis sa main en travers et la porte s'est rouverte. Il a alors roué de coups le chauffeur, rejoint par les deux autres jeunes, avant de fuir. Les passagers ont appelé à l'aide puis la police est intervenue».

Blessée au visage, à l'épaule, à la hanche et au genou, la victime a été conduite à l'hôpital. Une plainte va être déposée. «Je lui ai parlé, il n'est vraiment pas bien et ne sait pas comment il réagira la prochaine fois», confie Théo Schickes, président de la délégation du personnel.

Caméras

Si les agressions et menaces envers les chauffeurs de bus sont malheureusement courantes, «le syndicat TICE ne peut tolérer ces agissements», ajoute le secrétaire. «C'est inacceptable, nous allons tout faire pour protéger les personnes qui travaillent chez nous. Le syndicat TICE va se porter partie civile pour la victime», indique Pierre Mellina, le président du syndicat.

La délégation du personnel a demandé une réunion avec les président et directeur du TICE, le bourgmestre et la direction de la police pour réclamer davantage de présence policière à la gare et des caméras. Concernant ce dernier point, les CFL indiquent que «des caméras de vidéosurveillance qui donnent sur le territoire direct de la gare sont bien installées à Esch-sur-Alzette».

«Le problème n'est pas nouveau, mais on sent que les chauffeurs ont peur, ne se sentent pas en sécurité. On ne peut pas laisser passer ça, il faut une réaction au niveau politique, policier», ajoute Théo Schickes. «C'est vrai qu'on a peur, lance un chauffeur. Il y a toujours un risque potentiel même si le soir, la nuit, peu de gens prennent le bus. Ce qu'il faudrait, surtout, ce sont des cabines fermées comme dans le tram, mais il paraît que ça coûte trop cher».

(Marion Mellinger/L'essentiel)

Ton opinion