Thaïlande – Les «chemises rouges» font vaciller la Thaïlande

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ThaïlandeLes «chemises rouges» font vaciller la Thaïlande

Des
dizaines de milliers
de «chemises rouges» se sont réunies devant le quartier général
de crise du Premier
ministre thaïlandais.

Les «chemises rouges» ont lancé un ultimatum au Premier ministre Abhisit Vejjajiva. Qui refuse de partir. (AFP)

Les «chemises rouges» ont lancé un ultimatum au Premier ministre Abhisit Vejjajiva. Qui refuse de partir. (AFP)

Les manifestations se sont déroulées sans incident, mais deux soldats ont été blessés dans l’explosion de quatre grenades M-79 à l’intérieur du 11e régiment d’infanterie de l’armée.

La police a procédé à une interpellation, sans faire de lien direct avec le mouvement. Les «rouges», favorables à l’ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, qui étaient environ 90 000 dans le centre de Bangkok, selon les estimations de la police, avaient lancé, dimanche, un ultimatum de 24heures à Abhisit. Lundi, ils étaient des dizaines de milliers à se réunir dans le calme devant le 11e régiment d’infanterie, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville, où le gouvernement s’est retranché avec l’état-major militaire.

Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, qui a quitté son QG avant l’arrivée des manifestants, a réitéré sa volonté de rester au pouvoir. «Les manifestants demandent la dissolution du Parlement (...). La coalition a estimé que cette demande ne pouvait être acceptée», a-t-il déclaré à la télé. «J’ai réaffirmé que mon gouvernement était issu d’une élection au Parlement et soutenu par une majorité de députés (...). Je veux rassurer la population sur le fait que le gouvernement continuera de travailler normalement».

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