Les congrès payent le reste
Publié

Les congrès payent le reste

ECHTERNACH - Le Trifolion ouvre jeudi soir. Entre concerts et congrès, son directeur le voit comme la tête de pont d'un
développement plus large.

Le centre: 5 étages, 8 500 m2 dont une grande salle de 700 places. (editpress)

Le centre: 5 étages, 8 500 m2 dont une grande salle de 700 places. (editpress)

L'essentiel: Vous ouvrez après dix ans de travaux. Excité?

Ralf Britten, directeur du Trifolion: Oui! C'est la première fois que j'ouvre une telle maison. J'ai créé des entreprises en Asie mais c'était du papier. Là, 1 000 personnes viennent. Du concret!

Quelle place voyez-vous pour le Trifolion dans la vie culturelle du pays?

Il y a une offre culturelle très importante au Luxembourg. Ce sera donc presque une compétition face aux autres institutions. Mais, contrairement à la Philharmonie qui est un produit du pays, le Trifolion sera ancré localement. Nous voulons enthousiasmer les gens d'ici, dans un rayon de 50 ou 60 km. Beaucoup n'ont pas l'habitude d'aller aux concerts. D'où un programme large avec des comédies musicales, du cabaret ou des spectacles pour enfants, qui est complémentaire au Festival d'Echternach, qui offre du jazz et du classique. Il faut inspirer la confiance avant d'oser des choses plus spéciales.

Les frais d'entretien vont s'élever à plus d'un million d'euros par an. Comment voulez-vous vous financer?

C'est une somme énorme et l'une des raisons pour lesquelles le centre a aussi été pensé comme lieu de congrès. La culture seule est déficitaire. Il faut trouver l'argent autre part! Dans l'idéal, il y aurait un séminaire sur le droit européen des banques ou quelque chose de ce type le matin, l'après-midi les cours de musique, le soir un concert. Nous sommes dans une région de randonnée et de camping, pas de manager. Il faut développer les hôtels. Ainsi, le Trifolion aidera la culture, le tourisme et l'économie.

Recueilli par I. Hartmann

Ton opinion