Dopage en cyclisme – Les contrôles ne seraient pas assez efficaces

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Dopage en cyclismeLes contrôles ne seraient pas assez efficaces

Suite à une affaire de dopage révélée en début d'année, le Mouvement pour un cyclisme crédible demande à changer quelques procédures.

L'affaire impliquant Georg Preidler a fait réagir le MPCC.

L'affaire impliquant Georg Preidler a fait réagir le MPCC.

AFP/Greg Baker

Le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), qui regroupe les équipes en pointe dans l'antidopage, a demandé d'être encore plus percutant «dans la mise en œuvre des contrôles». À partir des aveux de l'Autrichien Georg Preidler, sanctionné pour dopage sanguin dans le cadre de l'affaire Aderlass révélée en début d'année, le MPCC a fait état auprès de l'Union cycliste internationale (UCI) de sa crainte qu'il existe «des protocoles de dopage mafieux mis en place en dehors de la structure des équipes».

«Sur la base des témoignages qu'il a recueillis», le mouvement a demandé l'ouverture d'une enquête au sujet de l'utilisation présumée d'une «poudre» (Aicar?) qui serait potentiellement utilisée par certains coureurs ou équipes dans les bidons dans le final des courses. Dans un communiqué publié mardi qui fait le point sur ses demandes, le MPCC fait part de la réponse de l'UCI, laquelle signale que sa fondation antidopage (CADF) «investigue non seulement sur l'utilisation de l'Aicar mais également sur l’utilisation de toute autre substance qui pourrait s’avérer être répandue au sein du peloton».

Le MPCC estime nécessaire «d'augmenter le nombre de tests sanguins, notamment hors compétition» et demande de «réaliser ces tests le plus près possible de l'heure de départ de la course et le plus tôt possible après l'arrivée». «Le témoignage de Georg Preidler alerte en ce sens», précise le mouvement. L'UCI, qui a répondu au MPCC, a déclaré être «connue comme l'organisation antidopage prélevant le plus grand nombre d'échantillons sanguins dans le cadre du passeport biologique».

(L'essentiel/afp)

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