Face au Covid – Les crèches du Luxembourg sont à bout de souffle

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Face au CovidLes crèches du Luxembourg sont à bout de souffle

LUXEMBOURG - Les écoles sont fermées, mais pas les crèches, qui subissent aussi l'impact des mesures.

L’appui fourni par le Service national de la jeunesse ne suffit pas.

L’appui fourni par le Service national de la jeunesse ne suffit pas.

«Le congé pour raisons familiales exceptionnel (CRF), c'est bien mais comment fait-on pour remplacer les collègues qui le prennent?», interroge Laura, éducatrice dans une crèche de Remich. Un nouvel effet collatéral de la fermeture des écoles pour contenir l'expansion des variants. Car les crèches, elles, restent ouvertes, le ministère précisant que «les variants se propagent plus vite à partir de 4 ou 5 ans». «On a du personnel en moins mais pas moins d'enfants», poursuit Laura qui travaille dans une petite structure, les plus impactées. «Si deux ou trois collègues manquent ce n'est plus suffisant».

Horaires à rallonge, recrutements difficiles, les efforts pèsent. «On a déjà du mal à trouver du personnel diplômé en temps normal!», constate Maurizio Masi fondateur du groupe Calimero qui accueille près de 150 enfants dans ses crèches et foyers. «Et si on arrive à recruter en intérim, il faut former ces personnes, expliquer les règles, qu'elles trouvent leurs repères». Face aux demandes de CRF et plus généralement aux quarantaines et autres fermetures d'écoles, les crèches souffrent et les agences n'ont parfois plus personne à proposer.

Discussions avec le ministère

Difficile dès lors de respecter toutes les recommandations pour gérer de petits groupes. Les crèches publiques ayant moins de personnel frontalier seraient encore plus touchées. La FEDAS (Fédération des acteurs du secteur social au Luxembourg), qui rassemble 270 crèches et foyers, discute avec le ministère pour «trouver des solutions». La Fédération luxembourgeoise des services d’éducation et d’accueil pour enfants (Felsea), qui regroupe des acteurs privés aussi, est également à la table des négociations. «Avec l’école à distance et le Covid, difficile de s'appuyer sur les grands-parents.», souligne Maria Castrovinci, membre du CA de la Felsea et gérante de crèche à Esch.

Le recours à du personnel volontaire du Service national de la jeunesse, qu'il faut former, et la tolérance accrue sur le nombre d'employés non qualifiés jusqu'au 31 avril ne répondent pas à toutes les questions.

(Nicolas Martin/L'essentiel)

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