Au Luxembourg – Les crises de 1975 et 2009 pires que 2020
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Au LuxembourgLes crises de 1975 et 2009 pires que 2020

LUXEMBOURG - La crise du Covid a moins pesé sur le PIB du Grand-Duché que la crise financière de 2009 ou la crise pétrolière de 1975, note la fondation Idea.

L'an dernier, le PIB n'a reculé «que de 1,3%», contre 4,4% en 2009.

L'an dernier, le PIB n'a reculé «que de 1,3%», contre 4,4% en 2009.

C'est désormais un fait. La récession économique en 2020 a été moindre qu'en 2009. L'an dernier, le PIB n'a ainsi reculé «que de 1,3%», contre 4,4% lors de cette année de crise financière.

Mais l'économie du Luxembourg a connu une année bien pire, lors du choc pétrolier, relève l'économiste Michel-Edouard Ruben, de la Fondation Idea, une association créée par la Chambre de commerce. Ainsi, le PIB avait baissé de 6,6% en 1975. À noter que depuis cette année-là, un recul de l'activité économique au Grand-Duché a également été observé en 1981 (-0,6%), en 2008 (-1,3%), et en 2012 (-0,4%).

Six trimestres de baisse en 2008-2009

Un autre élément permettant de relativiser la crise économique liée au Covid est que le Luxembourg est entré en récession au deuxième trimestre 2020 (recul du PIB de 7,3% après un recul de 1,6% au 1er trimestre), et en est sorti dès le troisième trimestre (+9,3%). Pour mémoire, une récession est actée quand l’activité économique est en recul durant deux trimestres consécutifs.

«À titre de comparaison, le PIB du Luxembourg avait reculé durant six trimestres consécutifs durant la "Grande récession" (entre le 1er trimestre 2008 et le 2ème trimestre 2009), souligne Michel-Edouard Ruben. La crise actuelle ne ressemble ainsi à aucune autre compte tenu de sa nature (chocs d’offre et de demande, crise à la fois sanitaire et économique), de son caractère soudain (on ne l’a pas vraiment vue venir) et de son impact sectoriel très différencié».

Au final, au 4e trimestre 2020, l’activité était au Luxembourg à un niveau 1,4% supérieur à celui observé un an auparavant. Pour 2021, la croissance pourrait s'élever à 3,7%, si durant les quatre trimestres de l’année le PIB restait au même niveau que celui atteint au dernier trimestre de 2020.

(ol/L'essentiel )

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