Fashion Week de Londres – Les défilés masculins privés de leurs stars
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Fashion Week de LondresLes défilés masculins privés de leurs stars

Moins de défilés, moins de stars: la Fashion Week masculine de Londres démarre samedi, bouleversée par la révolution numérique qui transforme le secteur.

Le rendez-vous britannique de la mode mise désormais sur les jeunes talents.

Le rendez-vous britannique de la mode mise désormais sur les jeunes talents.

AFP

Il n'y a encore pas si longtemps, la Fashion Week de Londres, organisée début janvier, était l'occasion pour les fashionistas de sortir de la torpeur post-Noël en découvrant sur les podiums les nouvelles collections des plus grandes signatures de la mode britannique, de Burberry à Vivienne Westwood en passant par Jonathan Anderson. Las, cette époque semble désormais révolue. Burberry a déserté la Fashion Week de janvier dès l'an dernier et dévoile désormais sa garde-robe masculine lors des présentations féminines, en février, surfant sur la tendance mixte.

Place aux jeunes stylistes

Alors, privée de ses stars, que reste-t-il à Londres, cadet des grands rendez-vous de la mode, pour rivaliser avec New York, Milan et Paris? Ce qui fait son ADN depuis sa création: les stylistes de la jeune garde britannique, répond l'organisateur de la Fashion Week, le British Fashion Council (BFC). L'édition 2018 sera «une célébration de cet esprit de découverte et de créativité qui ont fait de Londres un carrefour international pour la mode masculine», assure Caroline Rush, la patrone du BFC.

On y retrouvera Edward Crutchley, «l'étoile montante» (dixit Vogue) de la mode britannique, et son streetwear de luxe. L'audacieux vestiaire hip hop néo-punk de Liam Hodges. Christopher Raeburn, le crack de la mode éthique et du recyclage. Ou encore Astrid Andersen, la petite princesse du sportswear. «Non», la Fashion Week masculine de Londres n'est pas morte, insiste Kristabel Plummer. «Il y a une grande variété de marques et cette Fashion Week leur donne une chance de briller», libérée de l'ombre des poids lourds du secteur. Et, qui sait, ajoute-t-elle, «peut-être assisterons-nous à l'éclosion d'un nouveau joyau!».

(L'essentiel/AFP)

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