Attentat de Strasbourg – Les derniers instants de Chérif Chekatt en vidéo

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Attentat de StrasbourgLes derniers instants de Chérif Chekatt en vidéo

Des habitants ont filmé l'intervention de la police, quelques instants après la neutralisation du terroriste du marché de Noël.

Au plus près de l'échange de tir entre la police et le terroriste du marché de Noël, des habitants ont pu filmer la scène, et la diffuser sur les réseaux sociaux en temp réel. L'agitation est palpable sur les premières images, où on voit les policiers en alerte. Chérif Chekatt vient alors tout juste d'être abattu. Repéré par trois agents, rue du Lazaret, l'assaillant s'est mis à tirer sur les policiers qui ont riposté.

Si on ne l’aperçoit pas distinctement, le corps de l'assaillant apparaît en face du bâtiment où a eu lieu la fusillade. Les équipes de la police scientifique et de la balistique arrivent ensuite sur les lieux pour les constatations d'usage.

«La peur était présente»

Rassemblés devant le périmètre de sécurité, les habitants du quartier ont applaudi les forces de l'ordre à plusieurs reprises lorsqu'elles s'approchaient du périmètre de sécurité établi de chaque côté de la rue.

«C'était assez stressant de voir les hélicoptères passer, les fourgons étaient régulièrement dans le quartier, la police était là, on sentait vraiment la tension dans le quartier, c'était difficile de marcher, la peur était présente», raconte Wilfried, habitant du quartier.

«Est-ce que je vais le croiser?»

Arthur, 18 ans, est également rassuré. «Je suis passé une heure avant son interpellation dans la même rue, juste devant chez lui. Je voyais les hélicoptères au-dessus de ma tête, mais il n'y avait ni policier ni rien», raconte-t-il.

Juste avant les coups de feu, «j'ai vu les voitures commencer à fermer la rue, des policiers cagoulés en train de courir», explique Saïf, 40 ans, la voix marquée par l'émotion. «Ensuite, on a entendu des coups de feu, - bim, bim, bim- et voilà quoi», lâche-t-il sous son écharpe.

Jusque tard dans la nuit, des policiers cagoulés et lourdement armés ont quadrillé les rues adjacentes, et des dizaines de gyrophares éclairaient les vitres des maisons de ville. «On est content qu'enfin il ait été abattu. Je ne me sentais pas en sécurité, je n'étais vraiment pas bien. Je me disais: est-ce qu'il sera chez nous, exactement dans le quartier? Est-ce qu'il sera là juste au moment où je sors de chez moi? Est-ce que je vais le croiser?».

(th/afp/L'essentiel)

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