Bande dessinée – Les deux amants vivent une dernière «Nuit à Rome»
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Bande dessinéeLes deux amants vivent une dernière «Nuit à Rome»

La série de Jim se termine avec un quatrième et dernier album, qui met en scène les personnages au moment de leur 50e anniversaire.

«Une nuit à Rome» fait 20 pages de plus que prévu.

«Une nuit à Rome» fait 20 pages de plus que prévu.

Entre Marie et Raphaël, c’est une longue histoire d’amour. Sans former un couple officiel, les deux amants se sont juré, au moment de leurs vingt ans, de se retrouver à Rome lors de leurs 40 ans. C’était l’objet du premier cycle, en deux tomes, de la série de Jim. Les vrais-faux amoureux ont remis le couvert pour leurs 50 ans, ce week-end épique faisant l’objet du deuxième cycle, achevé avec le quatrième album qui vient de sortir.

«C’est l’une de mes plus grandes séries, dans le sens où elle a beaucoup touché les lecteurs. C’est toujours satisfaisant de trouver son public», confirme Jim. Pour autant, il ne regrette pas de mettre un point final: «Il faut savoir s’arrêter un jour. J’aime boucler les histoires et je n’avais pas envie de continuer éternellement, en faisant évoluer mes personnages à 60, 70 ans, etc.». Le deuxième album du deuxième cycle sera donc le dernier de Marie et Raphaël.

«Dérapage contrôlé»

Leurs retrouvailles sont toujours mouvementées. Raphaël, père de famille séparé, vit désormais avec une certaine Tatiana, une femme tatouée au caractère bien trempé. En séjour avec elle et un groupe d’amis, il s’éclipse pour retrouver son vieil amour, au prix de nombreuses péripéties. Comme toujours, ils s’engueulent, s’envoient des piques et se rabibochent, car ils s’aiment à leur manière. Raphaël se montre comme à l'accoutumée déterminé mais peu fiable, Marie reste intrépide et séduisante.

«Cela m’a amusé de vieillir mes personnages», reprend Jim, dont le dessin est toujours aussi limpide. «Je qualifierai mon trait de réaliste, tout en étant esthétique. J’aime aller chercher la beauté et saisir l’époque». Pour le scénario, il assume une part d’improvisation: «Généralement, je commence mais je ne sais pas précisément où je vais. C’est du dérapage contrôlé!». Par exemple, le quatrième tome de «Une nuit à Rome» fait 20 pages de plus que prévu, à force d’avoir développé l’histoire et les dialogues. Tant mieux pour le lecteur, qui profite d’un scénario à rebondissements, avec une fin inattendue.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

Aussi en livre

La saga «Une nuit à Rome» fait l'objet d'un livre, qui vient de sortir. L'auteur n'est autre qu'Ulysse Terrasson, le film de Jim. «Il a ajouté des choses, c'est une vision plus intérieure, un regard différent», indique le dessinateur.

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