Au Luxembourg – Les diplômes de puériculture reconnus?
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Au LuxembourgLes diplômes de puériculture reconnus?

LUXEMBOURG – Les personnes formées à la puériculture à l’étranger ne peuvent voir leur diplôme reconnu au Grand-Duché. Une situation qui pourrait prochainement évoluer.

Les puéricultrices formées à l'étranger peinent à voir leur qualification reconnue.

Les puéricultrices formées à l'étranger peinent à voir leur qualification reconnue.

AFP

Exercer la profession de puériculteur au Luxembourg pourrait bientôt devenir plus facile pour les personnes diplômées à l’étranger, qui se heurtent au problème de la reconnaissance des diplômes. Le gouvernement étudie la possibilité de changer la législation, comme l’a expliqué le ministère de l’Éducation nationale et de l’enfance, contacté par L’essentiel.

Aujourd’hui, les candidats doivent s’adapter à la situation du Grand-Duché, qui ne reconnaît que des formations d’auxiliaire de vie et éducateur. Ils sont donc contraints de suivre des cours destinés à l’accueil des handicapés et des personnes âgées, avant de voir leur diplôme en puériculture validé!

Alors qu’une pétition mise en ligne fin avril sur le site Internet de la Chambre des députés réclame la reconnaissance des diplômes, le gouvernement planche déjà sur le sujet. «Nous étudions actuellement une directive européenne de 2013, que nous allons rapidement transposer», explique Narciso Fumanti, en charge de la reconnaissance des diplômes au ministère.

Complications administratives

Le texte européen n’impose pas aux États membres de reconnaître tous les diplômes, mais leur en offre la possibilité. «Nous sommes en train d’étudier la question, en concertation avec le Conseil d’État», reprend Narciso Fumanti. L’avis de l’instance devrait tomber d’ici un mois.

Le gouvernement ne se satisfait pas des changements introduits en 2013, permettant d’exercer la profession de puériculteur avec une simple équivalence de fin d’études secondaires. En plus du manque de reconnaissance, «cela entraîne des complications administratives», alors que les besoins en personnes qualifiées «sont réels», selon Narciso Fumanti.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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