Emploi au Luxembourg – Les diplômés doivent postuler sans attendre

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Emploi au LuxembourgLes diplômés doivent postuler sans attendre

LUXEMBOURG - Les étudiants qui viennent de terminer leur cursus ne devraient pas attendre pour chercher leur premier emploi. Même l'été.

Un jeune diplômé aura probablement besoin d'envoyer des dizaines de CV avant d'obtenir un entretien.

Un jeune diplômé aura probablement besoin d'envoyer des dizaines de CV avant d'obtenir un entretien.

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Alors que l'année universitaire vient de se terminer, le moment de la vie active est arrivé pour les étudiants diplômés, en tout cas pour ceux qui souhaitent s'arrêter là. La période sabbatique est à proscrire. «Mieux vaut postuler tout de suite après les études. Beaucoup ont tendance à s'octroyer plusieurs semaines de vacances. Sauf que la concurrence sera plus forte ensuite sur le marché de l'emploi», dit Fabio Scolastici, chef de service à l'Adem.

Patrick Wolter, responsable des ressources humaines à la Chambre de commerce, va encore plus loin, conseillant aux étudiants de postuler avant la fin de l'année universitaire. «Les mois de juillet et d'août sont plus calmes en matière de recrutement. Il ne faut pas arriver en même temps que tout le monde». Le fait de rechercher pendant l'été démontre également un surplus de motivation, aux dires des spécialistes.

Moins simple qu'il y a dix ans

De la motivation, il en faudra pour décrocher des entretiens. Chose beaucoup moins aisée qu'il y a une dizaine d'années, fait remarquer Fabio Scolastici. «Un jeune diplômé aura probablement besoin d'envoyer des dizaines de CV avant d'obtenir un entretien. Et là, il s'agira de montrer une attitude positive, en plus d'être bien renseigné sur l'entreprise».

Les envois groupés de CV et de lettres de motivation standard n’ont que peu d’intérêt. «Il faut cibler l'entreprise de ses rêves, puis se reporter sur le deuxième choix et ainsi de suite», pense Romain Raux, conseiller d'orientation professionnelle à l'Uni. «Plus tard, il sera toujours temps d'élargir le cercle de recherche», conclut Patrick Wolter.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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