Les dirigeants africains inquiets pour le Soudan

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Les dirigeants africains inquiets pour le Soudan

Les
responsables africains ont évoqué, lundi, les «défis d’une ampleur sans précédent» que pose le maintien de la fragile paix au Soudan.

Une réunion uniquement consacrée au Soudan s’est tenue dimanche en marge du sommet de l'Union africaine, à l’initiative de MM. Ban et Ping, avec le président soudanais Omar el-Béchir, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, et les présidents d’Afrique du Sud, du Nigeria, du Tchad et de l’Algérie.

Mais pour un des membres de la délégation soudanaise au sommet, Akwei Bona Malwal, «c’est trop tard». «Nous avons demandé depuis longtemps à la communauté internationale de se mobiliser, mais maintenant les gens se sont fait leur opinion au Sud-Soudan», a-t-il déclaré. «Ils sont en faveur de l’indépendance, donc nous manquons de temps. La communauté internationale peut toujours s’impliquer pour aider les deux parties à faire face à l’après-référendum de manière pacifique», a-t-il ajouté, assurant que «le gouvernement de Khartoum n’ira jamais à l’encontre de la décision des peuples du Sud-Soudan».

Le Libyen Mouammar Kadhafi a estimé pour sa part, dimanche, que «le Sud avait le droit de se dissocier du Nord par référendum». «Le risque de guerre est plutôt entre les gens du Sud que entre le Nord et le Sud. Ils ont des différends sur la terre, les points d’eau, et cela entraîne déjà des combats.

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