Garanties d'Etat – Les discussions sur Dexia doivent «accélérer»
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Garanties d'ÉtatLes discussions sur Dexia doivent «accélérer»

Le commissaire européen à la Concurrence a appelé la France et la Belgique à hâter leurs discussions sur la répartition des garanties publiques accordées à la banque en cours de démantèlement.

La Commission devrait donner son feu vert «probablement cette semaine» à la prolongation de la garantie publique temporaire de 55 milliards d'euros demandée par Dexia.

La Commission devrait donner son feu vert «probablement cette semaine» à la prolongation de la garantie publique temporaire de 55 milliards d'euros demandée par Dexia.

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Joachim Almunia a indiqué que la Commission donnerait son feu vert «probablement cette semaine» à la prolongation de la garantie publique temporaire de 55 milliards d'euros qui permet à la banque franco-belge de se refinancer sur les marchés, et qui expire le 30 septembre. Dexia a demandé aux autorités communautaires de la prolonger de quatre mois. «Étant donné qu'on n'a pas encore pu arriver à une décision sur la restructuration du groupe, il faut prolonger cette autorisation», a dit M. Almunia. Une fois obtenu le feu vert de Bruxelles au plan de restructuration de Dexia, la banque bénéficiera de garanties publiques - cette fois-ci définitives - de 90 milliards d'euros pour lui permettre de mener à bien son sabordage.

«On est en train de discuter de cela depuis trop longtemps», a souligné M. Almunia à propos du plan de sauvetage. Il a attribué ce retard en partie à l'ancienne direction bicéphale de Dexia, assurée par le Français Pierre Mariani et le Belge Jean-Luc Dehaene. Selon lui, cette direction «n'a pas su comprendre quelles étaient ses responsabilités vis-à-vis d'une restructuration réussie», et a «essayé à plusieurs reprises de transférer vers la Commission européenne ses propres responsabilités».

3% de garanties apportées par le Luxembourg

Par ailleurs, a-t-il souligné, «il y a une discussion qui ne peut être résolue par la Commission, c'est la distribution du poids respectif des garanties d’État entre la Belgique, la France et le Luxembourg». «Chaque fois que je rencontre les ministres respectifs, je leur demande: "Est-ce qu'il y a déjà un accord? S'il vous plaît, accélérez le plus possible vos réflexions et vos discussions"», a ajouté le commissaire européen.

La Belgique, qui participe à la garantie à hauteur de 60,5%, contre 36,5% pour la France et 3% pour le Luxembourg, souhaiterait que la France prenne à sa charge une plus grosse part du fardeau. M. Almunia a indiqué avoir «avancé avant l'été» avec le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, sur la partie française des discussions, qui concerne la répartition des actifs entre la banque résiduelle ou «bad bank» amenée à disparaître, et l'entité qui continuera de financer les collectivités locales.

(L'essentiel Online/AFP)

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