Au Luxembourg : Les élèves sur un pied d'égalité face à l'aide aux devoirs

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Au Luxembourg Les élèves sur un pied d'égalité face à l'aide aux devoirs

LUXEMBOURG - Le ministre de l'Éducation nationale Claude Meisch a présenté ce jeudi à Luxembourg un renforcement de l'aide aux devoirs.

par
Jérôme Wiss

Pas forcément évident d'aider ses enfants à faire leurs devoirs après l'école. Manque de temps, manque de connaissances dans les langues de l'école… Ce n'est pas à la portée de tous. «Nous voyons très bien qu'il y a des inégalités entre les élèves. Certaines familles peuvent assurer un endroit tranquille où les enfants peuvent se concentrer sur leurs devoirs, certaines familles sont en mesure d'aider, mais chez certaines ce n'est pas le cas», estime le ministre de l’Éducation nationale Claude Meisch.

Pour lisser ces inégalités et offrir autant que possible les mêmes chances à chaque élève des cycles 2 à 4 du fondamental, les aides aux devoirs dans les maisons relais et chez les assistants parentaux vont être renforcés et structurés. «Avec la gratuité des maisons relais, qui sont très proches de l'école et ont un personnel qualifié, nous allons être en mesure d'offrir cette aide à tous les enfants qui sont demandeurs», précise Claude Meisch. Chaque maison relais mettra à disposition une pièce dédiée aux devoirs dans le calme, pour une heure par jour du lundi au jeudi, et éventuellement une heure le vendredi. Là, l'élève trouvera un éducateur qui pourra lui expliquer un énoncé qui n'a pas compris, lui donner l'impulsion pour faire ses exercices.

Le E-Bichelchen arrive

Il ne s'agit toutefois pas d'un cours complémentaire, la transmission du savoir restant une mission de l'école. Si l'éducateur s'aperçoit qu'un enfant ne maîtrise pas une connaissance, il pourra communiquer avec l'enseignant et les parents via un nouvel outil, le E-Bichelchen. L'enseignant listera dans ce journal de classe digital les devoirs à faire, l'élève y cochera ce qu'il a fait, les éducateurs et assistants parentaux y noteront des remarques à destination des parents et instituteurs.

«Un devoir à domicile, c'est une répétition de la matière vue à l'école, à faire en autonomie», poursuit le ministre. «Pour ça, on n'a pas besoin d'experts en didactique pour assurer l'aide aux devoirs». Les éducateurs des maisons relais bénéficieront d'une formation continue pour assurer correctement cette mission. Le renforcement de l'aide aux devoirs doit se généraliser dès la rentrée de septembre, dans deux mois, avec une année de transition avant que tout soit mis en place dans toutes les maisons relais.

Pas encore en maison relais? Aidé quand même

L'offre d'aide aux devoirs s'adresse à tous les enfants des cycles 2 à 4 du fondamental. Même ceux qui ne sont pas encore inscrits en maison relais. «Avec la gratuité, chaque enfant aura accès aux service de la maison relais», avance Claude Meisch. «Bien sûr il faudra s'inscrire, mais il n'y a plus de tarifs à payer. J'insiste pour que les maisons relais acceptent les enfants qui ne sont pas encore inscrits et qui peuvent s'inscrire uniquement pour les heures qui sont désignées pour l'aide aux devoirs à domicile, pour profiter uniquement de ce service».

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