Au Luxembourg – Les éoliennes peuvent-elles nuire à votre santé?

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Au LuxembourgLes éoliennes peuvent-elles nuire à votre santé?

LUXEMBOURG - Le bruit des éoliennes et les infrasons qu'elles émettent inquiètent les riverains qui auront prochainement ces infrastructures à côté de chez eux.

Au Luxembourg, les éoliennes existantes se trouvent en moyenne à 914 mètres d'une habitation.

Au Luxembourg, les éoliennes existantes se trouvent en moyenne à 914 mètres d'une habitation.

Editpress/Julien Garroy

D'ici 2020, 41 nouvelles éoliennes doivent être installées au Luxembourg. «Actuellement, des réunions d'information sont organisées dans les communes concernées (Sanem, Dippach, Mondercange, Reckange-sur-Mess et Roeser). Lors de ces réunions, certains habitants ont exprimé leur crainte que les éoliennes pourraient avoir des conséquences négatives sur leur santé», explique le député Max Hahn en interpellant Carole Dieschbourg.

Dans sa réponse, publiée ce vendredi, la ministre de l'Environnement explique que jusqu'à présent, aucune plainte n'a jamais été enregistrée concernant «un dommage ou un malaise auditif causé par les éoliennes». Au Luxembourg, les éoliennes existantes se trouvent en moyenne à 914 mètres d'une habitation. Quant aux projets en cours d'élaboration, celui de Garnich devrait voir l'installation d'une éolienne à 614 mètres d'une ferme située hors agglomération. Les autres habitations, en agglomération, en seront éloignées de 850 mètres.

Facteur psychologique important

Dans ces conditions, «les niveaux sonores générés par les éoliennes ne dépassent que rarement les bruits de fond habituels à l'intérieur et à l'extérieur des habitations», rapporte la ministre en se basant les analyses de plusieurs agences compétentes en la matière. Et s'ils les dépassent, l'impact sonore n'est que très léger. «Les sons générés par les éoliennes n'affectent donc pas directement la santé auditive et générale des riverains», souligne la réponse de la ministre.

Pas de crainte à avoir, non plus, pour les basses fréquences et les infrasons car leurs niveaux restent inférieurs au seuil d'audition chez l'homme, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des habitations, note l'agence nationale (NDLR: française) de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES). Le facteur psychologique peut toutefois jouer un rôle. Même lorsque des bruits sont très faibles et que la présence d'infrasons n'est pas perceptible, certains habitants développent un sentiment d'inconfort et d'inquiétude qui peut donner lieu à du stress, à des maux de tête ou à des insomnies, explique l'ANSES.


(jd/L'essentiel)

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