Ton modéré – Les Etats-Unis prêts à dialoguer avec l'Iran
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Ton modéréLes États-Unis prêts à dialoguer avec l'Iran

Pour la première fois depuis la fin de l'accord iranien et le retour des sanctions économiques, Washington s'est dit prêt à renouer le dialogue avec la République islamique.

Mike Pompeo a montré un ton plus conciliant sur l'Iran, lors de sa visite en Suisse.

Mike Pompeo a montré un ton plus conciliant sur l'Iran, lors de sa visite en Suisse.

AFP/Fabrice Coffrini

Les États-Unis sont prêts à commencer à parler à l'Iran «sans conditions préalables», a déclaré dimanche en Suisse le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. «Nous sommes prêts à nous asseoir autour d'une table avec eux. Mais l'effort américain visant à stopper radicalement les activités néfastes de la République islamique et de sa force révolutionnaire va se poursuivre», a-t-il ajouté, laissant entendre que Washington n'entendait pas pour autant alléger sa campagne de «pression maximale» sur Téhéran.

C'est la première fois que l'administration de Donald Trump, qui s'est retirée il y a plus d'un an de l'accord international sur le nucléaire iranien et multiplie depuis les sanctions économiques, dit aussi clairement qu'elle est prête à engager le dialogue sans conditions préalables. Mike Pompeo avait énoncé il y a un an douze conditions draconiennes pour conclure un nouvel accord, notamment en matière de restrictions au programme nucléaire iranien et de frein aux activités régionales du régime de Téhéran. Il avait plaidé pour que la République islamique se comporte comme «un pays normal».

Mais ces derniers jours, alors que les deux pays ennemis étaient engagés dans une escalade des tensions, le président Trump a semblé vouloir baisser d'un ton. Son homologue Hassan Rohani a affirmé samedi que des négociations avec les États-Unis ne pourraient toutefois se tenir que dans le respect. Semblant lui-même relativiser son offre de dialogue sans conditions préalables, le secrétaire d'État a dans le même temps estimé que Washington serait «prêt à avoir une discussion une fois que les Iraniens auront prouvé qu'ils se comportent comme une nation normale».

(L'essentiel/afp)

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