En Belgique – Les étrangers votent plus qu'au Luxembourg

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En BelgiqueLes étrangers votent plus qu'au Luxembourg

Moins d'un étranger sur cinq résidant en Belgique s'est inscrit sur les listes électorales pour voter aux élections municipales d'octobre. Un chiffre toutefois supérieur aux autres pays.

Seulement 18,48% des ressortissants d'un pays de l'Union européenne, soit 120 826 personnes, et 14,02% des étrangers extra-communautaires (20 561) ont fait la démarche de s'inscrire pour le scrutin du 14 octobre. Ils étaient respectivement 20,94% et 15,71% lors des précédentes élections municipales il y a six ans. Malgré ce recul, le ministère relève que ces chiffres «restent bien supérieurs à ceux enregistrés en moyenne» par les autres pays européens ayant accordé le droit de vote aux étrangers européens, où ils s'élèvent à environ 10% selon une étude de la Commission européenne. Au Luxembourg, ils n’étaient que 12% pour les élections communales d’octobre 2011.

Les étrangers membres de l'UE résidant dans le royaume de Belgique sont autorisés à voter pour les élections locales depuis 2000. En 2006, ce droit a été étendu aux étrangers extra-communautaires à condition qu'ils y résident depuis au moins cinq ans. Pour voter, un étranger devait effectuer la démarche de s'inscrire sur les listes avant le 31 juillet.

Deux mois auparavant, la ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, avait tiré la sonnette d'alarme et lancé une campagne d'information car les demandes d'inscription étaient alors nettement inférieures à celles de 2006. Cette sensibilisation a permis de redresser un peu la tendance, selon le ministère.

Enjeu en France

L'impact électoral du vote des étrangers reste limité car ces électeurs ne vont représenter que 141 000 des quelque 7,97 millions de personnes inscrites sur les listes pour le scrutin d'octobre. Leur poids est cependant plus important dans les grandes agglomérations comme Bruxelles, Anvers ou Liège, qu'en milieu rural.

La question du vote des étrangers fait l'objet d'un consensus au sein de la classe politique belge, ce qui n'est pas le cas en France où elle a été l'un des enjeux de l'élection présidentielle. Le président socialiste François Hollande a indiqué sa volonté d'accorder ce droit dans les prochaines années, alors que des élections municipales sont prévues en 2014.

(L'essentiel Online/AFP)

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