A l'étranger: Les étudiants luxembourgeois ne semblent pas trop souffrir de la crise

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À l'étrangerLes étudiants luxembourgeois ne semblent pas trop souffrir de la crise

LUXEMBOURG – La crise économique ne semble pas être au centre des préoccupations des étudiants qui vivent à l'étranger. Rencontrés lors du tournoi sportif de Noël, certains témoignent.

Réunis lors du traditionnel tournoi de Noël, les étudiants luxembourgeois se sont retrouvés dans la bonne humeur.

Réunis lors du traditionnel tournoi de Noël, les étudiants luxembourgeois se sont retrouvés dans la bonne humeur.

L'essentiel

Ils sont venus de toute l'Europe pour s'affronter dans le traditionnel tournoi sportif de Noël, mais également pour se retrouver et faire un bilan, à mi-chemin de l'année scolaire. Si l'heure était à la décompression, certains étudiants ont accepté d'évoquer le contexte économique global.

Qu'ils étudient en France, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Suisse... Les cercles d'étudiants luxembourgeois disséminés dans les pays voisins ne semblent pas être directement impactés par les effets de la crise mondiale. «On n'a pas encore eu d'échos d'étudiants qui n'arrivaient pas à payer leurs factures. Mais nous sommes déjà en train de réfléchir à ce que nous pourrions faire pour les aider si cela venait à arriver», a confirmé Ann Bertemes, fraîchement élue à la tête de l'Association des cercles d'étudiants luxembourgeois (ACEL).

«Bien sûr, ce sont des sujets qui nous intéressent, mais dire que ça change radicalement notre quotidien est faux», lance Laura, en deuxième année de Sciences agricoles à Bonn. «On voit le prix des courses et de l'essence augmenter, c'est vrai, mais on ne peut pas dire qu'on rencontre des difficultés. La bourse étudiante nous permet de surmonter la hausse des prix», explique Olivier, étudiant à Strasbourg.

Laura et Jenny étudient à Bonn, en Allemagne.

Laura et Jenny étudient à Bonn, en Allemagne.

L'essentiel

Jenny, qui étudie les langues en Allemagne et qui travaille pour financer ses études, admet ne pas ressentir les effets de la crise sur son quotidien d'étudiante. Mais la jeune fille originaire de Vianden craint pour certains de ses camarades, allemands notamment.

«Des gens de ma classe ont quelques difficultés, notamment avec la hausse des prix de l'énergie. Ils ont du mal à payer les factures de chauffage», témoigne-t-elle. Avant d'ajouter: «Je pense que nous, étudiants luxembourgeois, avons plus de chance que d'autres étudiants en Europe, qui doivent être plus touchés. Et je ne suis pas sûre que les choses s'arrangent dans l'immédiat», conclut-elle.

(yb)

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