Proposition de Juncker – Les «euro-obligations» ne convainquent pas
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Proposition de JunckerLes «euro-obligations» ne convainquent pas

L'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) a rejeté à son tour l'idée des "euro-obligations" dans un entretien publié mardi dans la Süddeutsche Zeitung.

Après Angela Merkel, c'est au tour de l'économiste en chef de la BCE de s'opposer à l'idée d'«euro-obligations».

Après Angela Merkel, c'est au tour de l'économiste en chef de la BCE de s'opposer à l'idée d'«euro-obligations».

AFP

"Chaque Etat doit être responsable de sa propre dette", a déclaré Jürgen Stark après avoir été interrogé sur la pertinence de lancer des emprunts en commun au sein de la zone Euro pour mutualiser les risques. Cette idée est notamment défendue par le chef de file des ministres des Finances de la zone Euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ainsi que par le ministre italien des Finances Giulio Tremonti.

Mais elle a été fermement rejeté lundi par la chancelière allemande Angela Merkel. Cette dernière a estimé que cela découragerait les Etats à maintenir leurs finances publiques en ordre. Par ailleurs pour l'Allemagne, qui jouit des taux obligataires les plus faibles en zone Euro, acheter de la dette en commun avec ses partenaires européens reviendrait à payer des taux d'intérêts plus élevés.

Le plus important pour Jürgen Stark, c'est de renforcer le contrôle du respect du Pacte européen de stabilité par les Etats de la zone Euro, avec des sanctions automatiques en cas de dérive budgétaire, a-t-il insisté. "Nous n'avons pas une crise monétaire, mais une crise des finances publiques", a-t-il estimé. En conséquence, la BCE attend davantage de la part des responsables politiques européens pour renforcer les critères de stabilité en zone Euro. "Ce qui a été mis sur la table jusqu'à présent ne peut pas être le mot de la fin", a encore jugé M. Stark

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