Proposition de Juncker – Les euros-obligations divisent toute l'UE

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Proposition de JunckerLes euros-obligations divisent toute l'UE

Le chef de file des conservateurs au Parlement européen a déploré mardi la "cacophonie" autour des euro-obligations, mauvais signal adressé aux marchés à deux jours du sommet européen de Bruxelles.

"La pire des choses pour l'euro, c'est la cacophonie entre les responsables européens", a déclaré Jospeh Daul, chef du groupe du Parti populaire européen (PPE) au cours d'un point de presse au Parlement européen en session à Strasbourg. "Il faut tout faire pour soutenir l'euro, mais nous ne sommes pas d'accord sur comment", a-t-il reconnu.

L'idée de lancer des emprunts européens ou euro-obligations pour mutualiser les risques a été relancée la semaine dernière par le président de l'eurogroupe Jean-Claude Juncker et le ministre italien des Finances Giulio Tremonti, deux personnalités conservatrices. Mais elle a été rejetée par l'Allemagne et la France. Les obligations européennes pourraient être un "moyen" de répondre à la crise, "à condition de dire où et comment" elles seraient utilisées, a insisté Joseph Daul.

Nécessité de «faire bloc»

Les chefs de file des Verts, des socialistes et des libéraux se sont en revanche prononcés en faveur de la création de tels instruments financiers. "Il faut créer un marché des obligations européennes le plus vite possible", a ainsi affirmé le président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) Guy Verhofstadt. Ces obligations seraient un moyen d'améliorer la liquidité du marché obligataire, et de pousser à la baisse les taux d'intérêts exigés par les prêteurs, a-t-il expliqué.

Le social-démocrate allemand Martin Schulz, rappelant la nécessité de "faire bloc" pour stabiliser l'euro, a également défendu la mise en place d'obligations européennes, tout comme le co-président des Verts Daniel Cohn-Bendit. Mais Guy Verhofstadt, comme Daniel Cohn-Bendit, ont redouté que l'Europe courre une nouvelle fois "derrière les événements". "Nous aurons une forme d'euro-obligations dans l'année à venir, mais ça sera un peu tard", a déploré Daniel Cohn-Bendit

(L'essentiel Online/AFP)

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