Disparition de Maëlys – Les ex du suspect parlent d'un homme «violent»

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Disparition de MaëlysLes ex du suspect parlent d'un homme «violent»

Les gendarmes ont interrogé plusieurs femmes ayant partagé la vie du principal suspect. Les souvenirs qu'elles gardent de lui sont loin d'être positifs.

Disparue le 27 août à Pont-de-Beauvoisin (Isère), la petite Maëlys est toujours introuvable. Le principal suspect, contre lequel pèsent de nombreux éléments accablants, continue de clamer son innocence. Pour tenter de mieux cerner sa personnalité, les enquêteurs de la section de recherches de Grenoble ont auditionné plusieurs femmes qui ont partagé sa vie par le passé.

Selon le Dauphiné Libéré, ces personnes ont dressé un portrait glaçant. «Violent», «menteur», «manipulateur», l'homme âgé de 34 ans aurait tendance à se montrer très brutal, notamment lors de ruptures amoureuses. «Elles racontent toutes la même chose: il les traquait, les harcelait, les suivait en voiture pour tenter de les percuter», écrit le journal local.

L'une des ex-compagnes du trentenaire aurait même partagé un souvenir traumatisant avec les enquêteurs: un jour, le suspect l'a emmenée dans les bois «pour s'expliquer». «J'ai cru vivre ma dernière heure», a confié la jeune femme aux gendarmes. Le nouvel avocat du suspect, Maître Alain Jakubowicz, a refusé de commenter ces informations.

Scellés incendiés

Alors que l'enquête semble piétiner, un garage de la caserne de la gendarmerie de Grenoble a été incendié dans la nuit de mercredi à jeudi. L'intégralité des véhicules a été détruite, ainsi que des scellés. «La cellule d'investigation criminelle est complètement détruite avec tous les scellés en cours de traitement», a déclaré une source proche de l'enquête au Dauphiné.

Deux scellés qui concernent l'affaire de la disparition de Maëlys ont été brûlés, mais l'enquête n'est pas compromise. «Il s'agissait d'éléments tout à fait secondaires, à savoir une paire de chaussettes remise par une voyante qui pense qu'elles peuvent appartenir à la victime et un produit de nettoyage de jantes prélevé dans la station-service où le suspect a lavé sa voiture et qui peut donc être de nouveau effectué», a expliqué le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

(L'essentiel/joc)

Le suspect n'a pas été flashé

le soir du mariage

Le parquet de Grenoble a démenti «catégoriquement» ce samedi que le véhicule de l'homme suspecté d'avoir enlevé la petite Maëlys ait été «flashé par un radar automatique» le soir du mariage où la fillette a disparu il y a quatre semaines. Vendredi soir, le quotidien régional «Le Dauphiné Libéré» avait fait état de cette information, relayée depuis par d'autres médias.

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